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Forum consacré à la Bande-Dessinée Les Légendaires de Patrick Sobral et Les Légendaires Origines dessinée par Nadou.
 
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 Resident Evil: World at War

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Le Joker
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MessageSujet: Resident Evil: World at War    Ven 24 Aoû - 10:16

Resident Evil: World at War



Synopsis: Trois ans se sont écoulés depuis les évènements du Manoir Arklay. Yanathos est devenu l’agent spécial du Président Graham et cherche toujours des réponses aux questions soulevées par le nazi à Raccoon City.
Alors que le Président s’apprête à lui révéler un secret d’une importance capitale, celui-ci est abattu par un sniper et revient sous la forme d’un mort-vivant. Accusé du meurtre de Graham, Yanathos n’a d’autres choix que de partir en Russie pour prouver son innocence en retrouvant la terrible Melosa Alberthany, chef suprême de l’organisation terroriste Hydra et d’empêcher la réalisation de l’opération Crâne Rouge qui changera le monde à jamais ….


Prologue : Der Riese soll nicht fallen

29 avril 1945 : Camp de Dachau, Sud de l’Allemagne.
Le commandant Heinrich Melkel était un homme sec et froid. Géant parmi les hommes, il savait inspirer la terreur au sein des SS par ses méthodes peu conventionnelles. Mais aujourd’hui, c’était à lui d’avoir peur. Les Soviétiques et les Américains approchaient du camp à vitesse grand V. Cette nuit serait surement la dernière. Il avait déjà fait aligné dans la grande cours extérieur tous les prisonniers : il ne voulait pas laisser aux Alliés le soulagement de voir des survivants.
Il sortit de son bureau avec lenteur et enfila le long manteau de cuir noir sur lequel était brodé sa croix gammée. Depuis toujours, il avait cru en Hitler et aujourd’hui, il allait faire son sacrifice ultime pour le Führer. Il saisit un petit pistolet automatique et le fourra dans sa poche avant de pénétrer dans la grande cours extérieur. Melkel posa son regard haineux sur la brochette humaine face à lui, ses yeux étaient flamboyants de colère : il les haïssait tous.
- Je ne veux pas de survivants. Fit-il dans un allemand tonique.
Chaque homme de sa garnison de SS lui obéit et épaula son arme, attendant l’ordre final du commandant.
Soudain, une pluie de balle et d’obus s’abattit sur la cours. Les Américains avaient réussis à percer la dernière défense de Dachau ! Déjà, la cour était envahie des plombs meurtriers.
Melkel vit un à un ses hommes s’effondrer. Il entendit certains de ses anciens amis fuirent ainsi que les pleurs de joies de certains prisonniers qui s’étaient terrés au fond de la cour, contre un grillage.
Le SS sentit soudain une balle lui perforer le bras et jura profondément. Il se mit derrière une barricade et tira avec son petit automatique, bien que ce fût inutile.
Deux soldats américains le contournèrent discrètement et le désarmèrent d’un coup de pied avant de le saisir sous les aisselles et de le présenter à un homme beaucoup plus petit que le commandant. Celui-ci leva à peine les yeux et vit une moustache fournie et des cheveux noir brillant. Il vit aussi le marteau et la faucille, sur le brassard autour de son bras.
- Vous … éructa Melkel.
- Moi. Répondit simplement Staline.
Le petit père des peuples s’agenouilla devant son interlocuteur, et le fixa dans les yeux.
- Où se trouve la base du groupe 935 ? La réponse et je vous laisse en vie.
Melkel fut comme frappé d’un coup de tonnerre : Comment pouvait-il connaître l’existence de l’unité de rechercher ultra secrète nazie.
- Allez vous faire foutre ! répliqua sauvagement l’Allemand.
- Comme vous voudrez.
Staline se redressa et sortit un petit revolver de sa poche avant de tirer dans la jambe du nazi qui lâcha un cri de douleur.
- Je ne vous tuerais pas. Dit Staline. Les américains veulent vous juger. Mais rien de m’interdit de m’en prendre à votre famille.
Le Soviétique se décala, laissant voir deux soldats américains qui tenaient fermement une femme et une petite fille.
- Je n’ai aucune raison de les tuer. Lui confia Staline.
Melkel regarda son ennemi comme un serpent prêt à mordre.
- Les montagnes, Der Riese soll nicht fallen !
Puis Melkel arracha le revolver de la main de Staline et se tira dans la bouche : il avait faillit à son serment, il ne méritait plus de vivre.
Le petit père des peuples le regarda avec indifférence puis monta dans un blindé. Qui avait investi le camp.
- Maréchal Staline. Le salua un homme.
- Capitaine Armstrong. Mettez le cap sur les montagnes derrière Dachau.
- Il a avoué ?
- Oui, et il s’est suicidé après. Nous avons trouvé le Géant.
Armstrong donna un ordre bref et deux jeeps suivirent l’immense blindé vers les montagnes qui surplombaient le camp de Dachau.
- Les troupes soviétiques encerclent Berlin. Dit finalement Armstrong, ce n’est plus qu’une question de jour avant que le Reich ne tombe.
- Excellente nouvelle. Sourit Staline. Vos troupes ont elles atteint Auschwitz ?
- Nous encerclons le camp. Les Français ont pris le nid de l’aigle. Hitler ne va pas tarder à s’effondrer.
- La prise de Der Riese nous permettra de stopper définitivement le nazisme.
Le blindé s’arrêta et les deux hommes descendirent en compagnie de deux divisions américaines et d’une autre soviétique.
- Restez ici maréchal. Je sais que c’est une affaire personnelle pour vous mais si vous mourez, l’URSS serait affaibli et le nazisme pourrait y renaître.
- Très bien. Tirez trois fois en l’air quand je pourrais venir.
Les soldats saluèrent le chef de l’URSS puis ils pénétrèrent dans Der Riese.



A l’intérieur de l’immense base, le docteur Ludwig Maxis regardait une dernière fois la noix qui se trouvait face à lui et actionna la décharge du 115. La noix fut instantanément foudroyée réduite en cendres.
Il fronça les sourcils. Comment pouvait-il encore échoué ? Il entendit soudain des bruits d’armes automatiques dans les escaliers. Les Alliés étaient déjà ici !
- Docteur ! cria son assistant, Mark Richtofenn. Les Russes et les Américains sont ici ! Ils ont découvert le projet Wes …
Il n’eut pas le temps de parler plus qu’une balle lui perfora le crâne. L’homme qui avait tiré s’avança vers Maxis.
- Il m’a fallut du temps pour trouver cet endroit. Lança Staline.
Il plaqua le canon de son arme sous la gorge de Maxis.
- Où est-il ?
- Qui ?
- Où est mon fils ?! éructa Staline.
- Dans les conteneurs derrière moi.
- Sponovitch, allez voir ! commanda le maréchal.
Le soldat obéit et ouvrit le conteneur. Il en sortit un enfant de huit ans qui respirait difficilement.
- Votre recherche du pouvoir tombera Staline. Le dernier des enfants Wesker est le fils d’Hitler !
- Perdu docteur. Se moqua le maréchal. Albert ici présent est mon fils.
- Alors vous mourrez tous ici !
Maxis frappa Staline à la tempe et avant même que les soldats n’aient pu faire un geste, il plongea là où se trouvait la noix une seconde plus tôt. Après un prière silencieuse, il activa le 115 et la foudre s’abattit sur lui.
- Détruisez cet endroit. commanda le maréchal en se relevant.
Des râles troublèrent soudain la quiétude de Der Riese. Des yeux dorés s'allumèrent dans toute la base du grand Reich. Il y eut des rires à glacés le sang. Staline prit son fils dans ses bras et se mit à courir : il devait fuir ! Il entendit les cris des soldats qu’il abandonna à leur sort. Il eut juste le temps de franchir les grilles de Der Riese et de monter dans une jeep.
Le maréchal entendit une dernière fois le rire strident de la mort. Il quitta les montagnes de Dachau au plus vite. Lorsqu’il jugea qu’il était assez loin, il posa un regard sur son fils qui ouvrit les yeux : deux yeux rouges sangs.


Chapitre 1 : Attentat à Washington


Le 25 décembre du Président Michael Graham n’était jamais commun. Depuis son élection, trois ans plus tôt, il l’avait passé, dans une maison hantée, à un point de saut à l’élastique. Cette année, il se passait dans une synagogue de la banlieue de Washington, ce qui avait immédiatement attiré les médias et la presse à scandale : ils ironisaient sur le fait que le président d’origine juive préférait honoré la communauté hébreu plutôt qu’une autre de sa présence.
Mais Graham ne s’en préoccupait pas aujourd’hui. Aujourd’hui, c’était jour de fête, même s’il avait un rendez-vous urgent à 19 heures, juste avant le début des festivités. Le président américain avait des cheveux grisonnant et un regard bienveillant. Sa forte carrure lui faisait dégager une sorte d’aura à laquelle tous était sensible.
Le Président arriva à l’édifice religieux à 18 heures 45. Il salua la foule déjà présente et monta dans un bureau situé dans les hauteurs de l’immense synagogue. Il s’assit dans un fauteuil de cuir noir et prit un dossier dont il relut le titre a trois reprises pour se remémorer l’horreur qu’il représentait : Raccoon City. Il se replongea durant un temps dans ses souvenirs de l’accident d’Arklay, de la survie miraculeuse de Yanathos, Ténébriis et de l’éventreur. Il repensa aussi à la cérémonie et au soldat nazi qui avait fait irruption au beau milieu des célébrations : « Der Riese soll nicht fallen ». Le Géant ne doit pas tomber … Ces évènements avaient été le signal du début du démantèlement d’Umbrella. La multinationale avait été interdite de vendre ses produits sur tous les territoires des pays de l’ONU. Son chiffre d’affaire en bourse avait considérablement chuté. La disparition d’Ozwell E. Spencer, PDG et fondateur de la multinationale avait achevé de détruire la multinationale. L’arsenal d’arme bio-organique avait été saisit par la Russie et remise à l’ONU. Un seul missile avait disparu, il était toujours recherché activement par le Conseil de Sécurité.
Soudain, la porte s’ouvrit et un homme entra. Graham le toisa du regard et s’autorisa un sourire.
- Prenez place, Yanathos. Vous prendrez un rafraichissement ?
- Volontiers. Répondit le brun. Je prendrais bien un whisky.
- Alors je vous accompagne dans cette voie. Sourit le Président.
Il servit deux verres et en tendit un à son interlocuteur qui commença à boire en fixant le politicien. Ce dernier regarda Yanathos en retour.
En trois ans, il était devenu agent de la CIA et même l’Homme du Président. Le survivant de Raccoon City était le seul homme en lequel Graham avait confiance. Il lui avait sauvé la vie à plusieurs reprises et avait toujours été très gentil et amical. Le Président avait aimé cela.
- Il faut que je vous parle d’un dossier … sensible.
- Lequel ? interrogea Yanathos.
- Raccoon City.
Yanathos se dressa sur son siège en entendant le nom de sa ville natale. Il repensa aux évènements d’Arklay. Le Virus-T … La trahison de Wesker … La mort de Stellaire … Et le Tyrant qu’il avait détruit de justesse d’une roquette de Stinger.
- Il y a du nouveau, pour ce … nazi ?
- Oui et non, c’est surtout pour une autre raison que je compte vous en parler.
Yanathos posa un regard inquisiteur sur le Président Graham.
- Je compte révéler au monde entier la vérité sur Raccoon City. La bombe nucléaire qui a explosé à Arklay a failli couté la vie à 300 000 citoyens américains. Il est temps de transmettre la vérité.
- Même sur les zombies ? Même sur une renaissance possible, tôt ou tard de l’URSS ?! s’emporta Yanathos.
- Le peuple est prêt à l’entendre d’après moi. Ils doivent savoir que Wesker travaillait pour des hommes dont le but est de reconstruire l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques.
- Et pour le nazi ?
- Nous avons des informations sur le Géant.
Un immense regain d’intérêt s’alluma dans les yeux de Yanathos.
- Je vous écoute, M. le Président.
- Der Riese était une usine créée par les nazis en 1942. Ils y développaient des armes pour résister aux alliés. Et autres choses …
- Quoi ?
- On y fabriquait aussi des zombies.
Yanathos fut comme arrêté sur image. Les Nazis avaient le virus T avant Umbrella ? C’était incroyable …
- Et qu’est devenu cette usine ?
- Nous l’ignorons. Elle était la base la mieux cachée du grand Reich. Elle est introuvable et nos satellites ne peuvent la localiser. Nous savons juste que les matériaux utilisés pour créer ses armes, venait de la Toungouska.
La Toungouska revenait à chaque fois. Yanathos avait fini par comprendre que Wesker n’avait pas menti. L’explosion en Russie était la clé de tout, il en était certain.
- Le nazi qui est intervenu lors de la cérémonie à Raccoon se nomme Bruno Von Till. Nous avons fait quelques recherches. Cet homme était un des chefs de l’armée d’Hitler. Il a disparu peu après le suicide du Führer.
- Il était bien conservé pour un homme né avant la seconde guerre mondiale. Ironisa Yanathos.
- L’ADN ne ment pas. Répliqua le Président. Nous ignorons comment cet homme a pu survivre en d’aussi bonne condition physique. Nous pensons que la clé se trouve à Der Riese.
- Que sont devenus les zombies que les Nazis ont crée ?
- Nous l’ignorons, mais nous pensons qu’ils n’ont pas quitté Der Riese.
- Vous n’avez qu’un mot à dire pour que je parte pour l’Allemagne monsieur.
- Nous verrons cela une autre fois, voulez-vous ? Ce soir, je tiens à m’amuser, et je tiens à ce que vous vous amusiez aussi.
- Nous en reparlerons plus tard, dans ce cas.
Soudain, la fenêtre à gauche du Président explosa dans un fracas assourdissant. Graham toisa Yanathos d’un regard incrédule puis il s’écrasa sur le bureau. Du sang coulait d’un impact de balle sur la nuque.
- M. Le Président ! cria le brun.
Il tenta vainement d’arrêter l’hémorragie, et appela Ténébriis qui était à l’extérieur du bureau, pour éviter que les deux hommes ne soient dérangés.
- Amène toi ! On a tiré sur le Président Graham !
La porte d’ouvrit à la volée et Ténébriis entra, son arme à la main. Elle avait peu changé depuis les évènements d’Arklay. Elle avait les cheveux un peu plus court et avait beaucoup mûrie en peu de temps. A part ça, elle n’avait pas changé. Mais ce n’était qu’en apparence : la mort de son grand amour, Maroti l’avait ravagé et bien qu’étant une de célibataires les plus en vus de la capitale, elle refusait presque tout contact avec l’extérieur, n’acceptant que la compagnie de ses deux amis, Yanathos et Paul Wesker.
La porte se referma dans un grand bruit.
- Que s’est-il passé ? demanda-t-elle.
- Je n’en sais rien … Le Président et moi étions entrain de discuter du Géant et de Raccoon. Je pense qu’un sniper l’a abattu.
- C’est un assassinat … murmura-t-elle.
- J’en ai peur … En attendant, viens, on doit appeler les secours.
Une grande explosion retentit soudain. Il y eut des cris stridents.
- C’est une attaque terroriste. Siffla Yanathos.
- Mon dieu …
Un étrange râle retentit soudain dans la pièce. Le Président se mit à remuer et se releva. Un filet de bave coulait de sa bouche. Il se mit à avancer vers Yanathos et Ténébriis, d’une démarche hésitante.
Les souvenirs remontèrent en Yanathos à vitesse grand V. Il revit une partie des évènements d’Arklay. Il revit la Déferlante et le Tyrant.
- Non … pas ça …
Il pointa son arme sur le Président, et se décala sur la droite. Ténébriis fit de même en se décalant vers la gauche. Graham se mit à marcher vers Ténébriis.
- Restez-où vous êtes ! ordonna Yanathos.
Il n’obéit pas et continua d’avancer de la même démarche trainante. Ténébriis était terrifié : elle n’allait tout de même pas devoir …
- M. le Président ! cria Yanathos.
Il vit que Graham était presque sur Ténébriis.
- Ne m’obligez pas à faire ça … implora-t-il presque.
Graham avança encore. En une seconde, il prit sa décision. Il se déporta un peu pour enlever son amie de la ligne de mire de son arme. Il prit une profonde inspiration, étant conscient qu’il regretterait son geste toute sa vie.
La main de Graham se posa soudain sur l’épaule de Ténébriis qui n’osait pas appuyer sur la gâchette.
- Non ! cria le brun.
Il pressa la détente. La balle de calibre 45 transperça la tête du Président. Celui-ci s’écroula, mort pour de bon.
- Yan … qu’as-tu … fait ? demanda Ténébriis bien qu’elle savait pertinemment que sans lui, elle serait morte.
Yanathos ne réalisa pas tout de suite, puis il vit le corps de son chef étendu : il venait de tirer sur le Président des Etats Unis.
- Il faut qu’on parte … et qu’on raconte ce qui s’est passé … murmura-t-il.
- Je suis d’accord.
Soudain, l’IPhone de Yanathos vibra. C’était Ingrid Hunnigan qui essayait de le joindre. La jeune femme était la secrétaire de Mael Wolff, le directeur de la CIA. Il décrocha.
- Yan, ici Hunnigan. On est sur le coup pour l’explosion, on va essayer de dégager les débris pour que vous puissiez sortir.
- Surtout pas ! cria presque le brun.
- Pourquoi ? Que se passe-t-il ? Faites moi un rapport ! exigea Hunnigan.
- J’ai … J’ai tiré sur le Président.
- Vous avez quoi ? s’étrangla-t-elle.
- Je peux vous donnez des explications, mais il faut que vous me fassiez confiance. Ténébriis et moi allons quittés cet endroit, puis nous vous dirons tous. S’il vous plait ne dégagez pas les décombres.
Ils ouvrirent prudemment la porte : le couloir était désert. Ils descendirent un escalier en bois qui grinça sous leurs pieds. Un éclair zébra soudain le ciel. Et les lumières s’éteignirent. Ils se mirent à avancer encore plus prudemment. Ténébriis avait toujours sur elle une petite lampe de poche qui leur permit de s’orienter dans le dédale de la synagogue. Elle semblait déserte. Ils arrivèrent soudain devant une porte verrouillée. Ténébriis se recula et visa la porte. Yanathos l’ouvrit d’un grand coup de coude et se prépara au pire. Il n’y avait heureusement rien dans le couloir où ils débouchèrent.
- On va contourner par les cuisines. Chuchota le brun. Je doute que l’explosion est bouchée la porte de derrière.
- Ok. Répondit son amie d’une voix toute aussi basse.
Ils descendirent dans la vaste salle à manger censé accueillir la suite des festivités. Elle était absolument vide. Au bout de la salle, se trouvait l’entrée des cuisines. Les deux amis passèrent entre les tables. La tension était palpable tout autour.
Soudain, un grand bruit vint des cuisines ! Une assiette avait été brisée. Les deux survivants d’Arklay se regardèrent et avancèrent avec lenteur. Yanathos enfonça la porte des cuisines d’un grand coup de pied. Il se prépara à faire feu.
Il ne vit d’abord rien, puis il aperçut le faisceau d’une lampe de poche, il se baissa. Recroquevillé sous un plan de travail, se trouvait un homme qu’il identifia comme Dean Welsh, un sénateur proche de Graham. Il remarqua aussi une plaie qui saignait encore à sa jambe gauche.
- M. Welsh, je suis Yanathos, on s’est déjà vu à la Maison Blanche. Dit-il d’un ton calme et posé.
- Vous ... ici ? C’est un miracle ! s’écria Welsh.
- Pas trop de bruit ! ordonna Yanathos. Vous allez bien ?
- Oui ça va … j’ai juste une bonne trouille.
- Alors ça vous passera. Sourit Yanathos. On va sortir, il y a une sortie juste derrière les cuisines, on va passer par là.
- Hors de question … je … Ma fille est ici … Michael l’avait invité pour les festivités … Je dois la retrouver !
- On n’a pas le temps. Siffla Yanathos.
- Vous avez vu comme moi que la synagogue est déserte. Qu’est ce que vous craigniez ?
- Je ne peux pas vous en parler …
- Et bien aidez moi à retrouver ma fille … implora le sénateur. S’il vous plait …
Yanathos soupira puis acquiesça.
- Très bien. A quoi ressemble-t-elle ?
- J’ai une photo … tenez, elle s’appelle Léa. Dit-il en lui tendant la photo.
Le brun l’a pris et l’examina. Il vit une fille d’environ 14 ans. Elle avait des cheveux bruns plutôt longs et des yeux verts.
- Ténébriis est ma coéquipière, elle va rester avec vous, le temps que je retrouve votre fille.
- Non, non. Allez-y tous les deux. Je vous attendrais ici. Je vais me faire discret comme avant, ne vous inquiétez pas.
- L’idée ne me plait pas.
- Yanathos, je sais que vous avez tiré sur le Président, je vous conseille de vous taire si vous voulez que cette information ne soit pas dans les journaux demain.
Yanathos pesta contre le politicien. Il sortit avec Ténébriis pendant que Welsh retournait se cacher.
- Il ne survivra pas chuchota Ténébriis. Tu as remarqué sa blessure à la jambe ? Il ne peut pas s’enfuir.
- Alors il n’a plus qu’a prié. Répliqua le brun, maudissant encore le politique. En plus, l’odeur du sang frais ne va pas les laisser en reste …
Ils progressèrent lentement. Un nouvel éclair zébra le ciel. La pluie se mit à battre sur les vitres de l’édifice religieux.
- Léa ! appela Yanathos.
Seul le silence lui répondit. Il avança un peu plus, Ténébriis sur ses talons. Il tourna à droite et recommença.
- Léa !
Un sanglot étouffé lui répondit. Il se précipita vers la source. La jeune fille était recroquevillée sous un bureau. Elle tremblait de peur et suait à grosse goute. Elle portait une robe rouge et avait de longs cheveux bruns et des yeux verts.
- Léa, je m’appelle Yanathos, je travaille pour les services secrets, c’est ton père qui m’envoie.
- Papa ? Il … il va bien ?
- Oui, ne t’inquiète pas. Suis moi, on va sortir d’ici.
- Je veux pas … J’ai peur … Il y a quelqu’un qui est passé tout à l’heure … Il était bizarre, il était tout gris et il avançait bizarrement …
Yanathos et Ténébriis se regardèrent. Cela recommençait, comme trois ans plus tôt.
- Ecoute, si cette personne repasse, je la tue, promis. Dit Yanathos d’une voix douce. Viens, tu es en sécurité avec nous.
La jeune fille renifla puis elle sortit de sa cachette. Ils rebroussèrent chemin, la jeune fille était entre les deux agents.
Ils retraversèrent la salle à manger qui semblait encore plus macabre. Ils ouvrirent les portes de la cuisine. Dean était étendu au milieu de la salle, dans une mare de sang. Il avait été sauvagement mordu au bras.
- Papa ! cria Léa. Elle se mit à courir vers son père mais Yanathos la retint dans sa course.
Elle se débattait furieusement mais il ne lâcha pas prise. Soudain, Welsh remua. Il se releva comme si sa blessure à la jambe n’existait plus. Il découvrit des dents blanches maculées de sang.
- Papa ? fit Léa qui s’était ravisée par rapport à la conduite à avoir envers son père.
Yanathos leva son arme. Il ne s’était pas trompé. Ténébriis tira avant qu’il n’en ait eut le temps.
- Qu’avez vous fait ? hurla la jeune fille.
- Moins fort ! ordonna Yanathos. Il est arrivé à ton père ce qui est arrivé à l’homme gris. Si tu ne veux pas que ça t’arrive aussi, tu vas nous suivre.
- D’a … D’accord.
- Parfait. Sourit le brun. Suis nous.
Ils contournèrent le cadavre et ouvrirent une porte située dans le fond. Elle menait à un couloir qui menait lui même à un ascenseur. Ils actionnèrent le bouton d’appel et attendirent.
- On va passer par le parking. expliqua Yanathos. On pourra fuir par là.
- Et on ira où après ? demanda Léa.
- On ira au siège de la CIA, où ta mère ou un proche devront venir te chercher.
- D’accord …
L’ascenseur s’ouvrit. Mais il n’était pas vide. Il y avait environ une dizaine de personnes à l’intérieur. La peau grise, les yeux rouges et le filet de bave permit à Yanathos de les identifier sans difficulté, bien qu’il s’en était douté depuis le début.
Il tira sur le premier zombie et cria aux deux filles de reculer, ce qu’elles firent. Ténébriis tira à son tour, visant la tête, comme trois ans plus tôt. Léa se boucha les oreilles et se mit à crier.
Malgré les cris de la jeune fille, Yanathos abattit les zombies méthodiquement, comme face à la Déferlante. Le flot de morts vivants se tarit enfin et ils purent monté dans l’ascenseur.
- Le parking doit être pire. Fit Ténébriis, avec une expression neutre sur le visage.
- Et bien on va voir si on a pas trop perdu depuis 3 ans. Répondit le brun en rechargeant son arme. Léa, quoi qu’il arrive, n’arrête pas de courir. Ma voiture est au fond à gauche, elle n’est pas verrouillée, cours tout de suite vers elle, monte dedans et attend nous. Ils ne peuvent pas ouvrir les portières.
- D’accord. Répondit la jeune fille, terrorisée.
- C’est bien. Sourit l’Homme Du Président.
Il sortit ensuite un petit pistolet de sa poche et le tendit à Léa.
- Ne l’utilise qu’en cas d’urgence. Il est chargé et j’ai enlevé le cran de sureté. Je n’ai pas le temps de t’apprendre à tirer, mais si un d’entre eux est trop proche de toi, n’hésite pas.
La jeune fille n’osa pas répondre : elle regarda l’arme avec une étrange fascination, ayant du mal à réaliser que c’était un vrai et qu’elle allait peut être tuer. Yanathos contacta ensuite Hunnigan.
- Hunnigan ? Toujours là ?
- Oui, et elle n’est pas seule. Fit la voix de Mael Wolff.
- Bonjour M. Wolff. Ca va bien ?
- Ca pourrait aller mieux si on ne m’appelait pas en plein Noël parce que mon meilleur agent a tiré sur le Président des Etats Unis.
- Mael, ça a recommencé, comme à Raccoon. Il faut détruire la synagogue.
Il y eut un silence de la part de Mael.
- Le Président a été touché ?
- Oui … je … je n’ai pas eut le choix.
- Nous en discuterons à ton retour. Je me charge de contacté le Vice Président.
- J’ai besoin d’un délais de dix minutes avant que vous ne fassiez sauter la synagogue.
- Très bien. Deux hélicoptères de combat sont en places depuis l’explosion. Ils sont équipés de missiles Cobra, ils pourraient faire sauter Washington.
- Parfait. Je vous recontacte.
- Bien reçu.
Yanathos coupa la communication et se tourna vers les filles. Il actionna l’ascenseur et choisit le parking. Ténébriis et lui braquèrent leurs armes vers la porte. Elle s’ouvrit. Dans le parking, les zombies dispersés se tournèrent vers les trois intrus. Ils grognèrent et commencèrent à se masser vers le trio.
- Cours ! Cria Yanathos.
Léa ne se fit pas prier et se mit à courir de toutes ses forces, les deux amis non loin d’elle. Elle entra dans la voiture et referma la portière dans un grand bruit. Elle se mit en position fœtale sur son siège et attendit. Soudain, elle entendit un bruit depuis le coffre. Un zombie verdâtre en émergea.
Léa cria et leva son arme. Le mort ne s’en soucia pas et avança spasmodiquement ses bras vers elle, ses yeux blancs laiteux la fixant sans la voir. Elle visa la tête et dans un sanglot étouffé, tira. Le recul de l’arme lui démit l’épaule ! La balle atteignit le zombie à l’épaule, le faisant reculer mais, il revint bien vite à la charge dans un gargouillis. Elle vit les morts autour d’elle démolirent les vitres. Les bras s’approchèrent d’elle. Elle se mit à pleurer. Elle poussa un cri perçant quand une main décomposée lui agrippa l’épaule : elle n’avait même pas la force de se débattre !
Soudain, il y eut un grand fracas. Les zombies commencèrent à tomber comme des mouches. Léa releva la tête et vit un homme avancé vers la voiture. Il tenait un fusil d’assaut Galil et appuyait sans s’arrêter sur la gâchette. Il avait les cheveux noirs mi longs, des yeux noisette. Il n’était pas très grand mais sa précision était sidérante. Chacune des balles qu’il tirait faisait mouche.
- Léa ! cria Yanathos. Couche toi !
Elle obéit, le cœur battant. Elle vit les zombies mourir tout autour et le propriétaire de la main tomba en arrière dans le coffre, dans un râle inintelligible, ce qui eut pour effet de sectionner le membre, laissant la main pourrie accrochée à Léa. Ténébriis ouvrit la porte et se jeta sur la banquette arrière et arracha le membre décomposé de l’épaule de Léa. Les ongles n’avaient heureusement pas pénétré la chair.
- Ca va, tu n’as rien ?
- Non … c’est bon …
L’homme et Yanathos montèrent à leur tour. L’inconnu prit le volant et enfonça l’accélérateur. La voiture bondit en avant et fonça dans un mur. Léa n’eut pas le temps d’avoir peur. Le mur était factice : il cachait un tunnel qui s’engouffra sous terre.
- Ca nous mènera automatiquement au QG de la CIA. Expliqua l’homme. Yan, tu contactes Mael ?
- Ouais je m’en occupe.
- Qui … êtes-vous ? demanda Léa.
- Ah oui, je ne me suis pas présenté. Je m’appelle Paul Wesker. Ne t’étonne pas si on me surnomme l’éventreur.
- D’a … D’accord. Merci M. Wesker.
- Je t’en prie. Yan, magne toi, si les zombies nous suivent à Langley, c’est la merde.
Yanathos pianota sur son IPhone.
- Mael ? Donnez l’ordre.
- Très bien. Vous avez croisé l’éventreur ?
- Oui, merci de nous l’avoir envoyer. On a récupéré une gamine, Léa Welsh, la fille du sénateur. Elle n’est pas infectée.
- Très bien. Vous prenez un jet dès que vous atteignez Langley. Vous avez rendez-vous à New York, aux Nations Unis. J’ignore moi même pourquoi. Nous nous occuperons de rendre Léa à sa famille.
- Bien reçu. On vous recontacte quand on arrive.
Ils se mirent à avancer à une vitesse plus calme. Puis il y eut une explosion. La synagogue venait de sauter.
Ténébriis s’appuya sur sa paume. Elle était épuisée. Son vœux le plus cher avait toujours été de ne jamais revivre une pareille tragédie que celle d’Arklay : elle avait été la plus marqué du groupe. Ses rêves étaient hantés par le souvenir de sa meilleure amie, Astra, ainsi que celle de Maroti et de Mytic, qu’elle considérait comme sa grande sœur. Et pourtant, les zombies l’avaient à nouveau attaqué. Pourquoi cela tombait-il toujours sur elle, sur eux, pourquoi ?!

- Drôle de Noël hein ? dit l’éventreur.
- Je ne te le fais pas dire. Répondit Yanathos, épuisé.
Il repensa finalement à son entretien avec Graham. Der Riese … Il devait trouver Der Riese ! Puis il repensa à l’action qu’il voudrait oublier à jamais : il avait tiré sur le Président des Etats Unis.




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MessageSujet: Re: Resident Evil: World at War    Mar 4 Sep - 12:14

Chapitre 2: Hydra



La voiture s’arrêta finalement dans le sous sol du QG de la CIA. Léa n’avait plus peur, elle était rassurée en compagnie des trois adultes. Elle avait pu apprendre durant le trajet qu’ils avaient déjà affronté les espèces de … zombies et qu’ils étaient les seuls survivants des affrontements.
La jeune fille descendit de la voiture. A l’opposé de leur place de parking se trouvait Donia Welsh, sa chère grand mère et un homme qui était un véritable géant. Il mesurait plus de deux mètres et avait des cheveux noirs coupés court. Il portait un costume sombre, et Léa remarqua sans problème l’étui d’un Colt Anaconda, une arme de poing dont la puissance transperçait les gilets pare-balles.
- M. Wolff. Fit poliment Yanathos.
- Arrête un peu avec les cérémonies Yan, tu peux m’appeler Mael, et tu ne t’es pas gêné pour le faire tout à l’heure.
- Je continuerais à faire ça rien que pour ta réaction quand je suis trop poli. Sourit le brun.
- Et un jour moi je te virerais rien que pour ça. Magne, on a rendez-vous à l’ONU. Le meurtre du Président a pour le moment été attribué à des terroristes. Le Conseil de Sécurité de l’ONU veut ton témoignage avant que le nouveau président Vince Margolin n’annonce les résultats de l’enquête.
- Je peux être considéré comme l’assassin, pas vrai ?
- Tu peux être considéré comme l’assassin. Viens, nous discuterons dans l’avion. Ténébriis, Paul, vous êtes convoqués aussi.
Le groupe suivit Mael dans l’ascenseur après avoir dit au revoir à Léa.
- Cette gamine a de la chance d’être encore en vie. Fit l’éventreur. J’espère qu’elle tiendra le choc après ce qu’elle a vu.
- Elle a été adoptée par Welsh. Fit Mael. Sa grand mère la déteste, elle ne veut pas d’elle. Elle va finir en foyer.
- C’est dégueulasse pour une fille de son âge. Ragea Ténébriis.
- Dis ça à Donia. Soupira Paul.
Ils montèrent dans le jet affecté spécialement pour et Yanathos se servit une bière. Il avait besoin d’oublier, de se concentrer sur autre chose.
- Tu as fait ce qu’il fallait. Dit Mael d’une voix apaisante.
- Il y a une différence entre faire ce qu’il faut et ce que le monde entier va penser.
- Exact. A ton avis, que dirait Wesker s’il devait te juger ?
Yanathos fut surpris par la question, mais il y réfléchit tout de même avant de répondre :
- Il dirait qu’entre une vie et un politique déjà mort qui avait besoin d’une balle pour trouver le repos, il n’y avait pas d’hésitations possibles.
- Exactement. Même si Wesker nous a trahit, il agissait selon un code qu’il lui aurait fait faire la même chose que toi.
- Tu es entrain de dire que je lui ressemble ?
- Prends ça comme un compliment. Tu ressembles à une machine à tuée dont le rêve était la renaissance de la plus horrible des dictatures.
Yanathos comprit enfin où Mael voulait en venir. Son ancien lieutenant n’aurait évidemment jamais fait ça. Wesker aurait, à sa place, abattu Graham puis tuer Ténébriis. Le fait qu’il n’est en réalité rien de commun avec l’homme responsable de la mort de tous ses amis à Arklay le rassurait.
- Le Président a parlé de Der Riese. Dit finalement Yanathos. C’était une usine d’armement nazis qui exploitait des matériaux venant de la Toungouska.
- Pas étonnant que ce soit un Nazi qui t’en es parlé alors.
- Ouais. Mais on fabriquait aussi des zombies à Der Riese.
- Ils avaient le virus-T ?
- Je ne pense pas. S’ils avaient eut le virus, ils auraient gagné la guerre. Je pense plutôt que la substance qu’utilisaient les nazis était la version supérieur du virus T et qu’Umbrella n’a que réussi à extraire une version inachevée. Et surtout que cet élément n’était pas à l’origine prévue pour la zombification, sinon le Reich aurait été trop directement menacé.
- Donc, il existe une autre substance capable de faire marcher les morts.
- Je pense d’ailleurs que c’est ce qui a été utilisé à la synagogue. Les zombies étaient différents de ceux d’Arklay. Ca a du être répandu sous forme de gaz depuis le sous sol. Le haut de la synagogue avait son propre circuit de ventilation, c’est pour ça qu’on y a réchappé avec Téné.
- Et le Président ?
- Je l’ignore … Je pense que la balle de sniper qu’on lui a tiré dessus contenait une dose de la substance … C’est ce qui a du le zombifier.
- En résumé, des terroristes peuvent libérer des zombies là où ils le souhaitent ?
- Entre autre.
- Nous reverrons tout cela avec les autres membres du conseil de sécurité.
Yanathos se cala dans son siège et s’endormit. Les récents évènements tournèrent en boucle dans sa tête, tout comme la mission à Arklay. Le serpent, les Neptune, Wesker, le Tyrant … Tous repassa image par image comme s’il revivait ces moments tragiques. Il fut réveillé par la voix métallisée du pilote.
- Nous sommes entrain d’atterrir à l’aéroport de JFK. Veuillez rattacher vos ceintures.
Yanathos s’étira et boucla rapidement sa ceinture. L’atterrissage se fit sans encombre. Une voiture aux couleurs des Nations Unis les attendait. Ils grimpèrent rapidement à bord et personne ne parla de tout le trajet. La seule parole fut de la part de l’éventreur qui eut le tact de demander si leur chauffeur avait une mère gorille et un père rugbyman. Le dit chauffeur ne répondit rien mais enclencha la radio sur la fréquence d’information continue. Yanathos nota qu’il était le suspect n°1 pour le meurtre de Graham et se mit à regretter d’être venu.
Ils arrivèrent finalement dans le parking souterrain du siège de l’ONU. Ils montèrent dans un ascenseur jusqu’au dernier étage.
Ils entrèrent dans un bureau spacieux, rempli par de le flot de lumière des baies vitrés qui permettait une vue splendide sur le reste de Manhattan Face à eux, se tenaient les cinq dirigeant des pays les plus puissants du monde. Vince Margolin, nouveau président des Etats Unis, avait prêté serment peu après l’annonce du décès de Graham. Yanathos et lui avaient toujours été très proche. David Cameron et François Hollande discutaient à voix basse, c’était la première fois que les trois survivants de Raccoon les rencontraient, tout comme Vladimir Poutine et le nouveau Président chinois, Xil Tanao. Leurs dispositions alignés face à eux et à des hauteurs différentes donna l’impression à l’éventreur d’un tribunal ce qu’il ne se priva pas de faire remarquer à voix haute, mais les dirigeants ne relevèrent même pas.
- J’espérais vous revoir dans d’autres circonstances, Yanathos. Entama Margolin pour briser la glace.
- Moi de même. Répondit l’agent. Mais l’heure n’est pas aux politesses et autres formalités.
- Vous avez raison. Répondit Cameron. Dans 48 heures nous allons divulguer les résultats de l’enquête sur l’attaque terroriste qui a frappé la synagogue et couté la vie au Président Graham.
- Vous avez abattu le Président Graham. Poursuivit Tanao. Même si il était infecté par un virus qui a les même propriété que celui responsable de la catastrophe d’Arklay, vous êtes le seul coupable que la police peut reconnaître.
- Je suis donc accusé du meurtre du Président des Etats Unis ?
- Sauf si vous prouvez votre innocence avant que les 48 heures ne soient écoulées. Dit Hollande.
- Je préfèrerais largement ça. Lui confia Margolin.
- Donc j’ai 48 heures pour retrouver des terroristes sans le moindre indice.
- Je n’ai pas dit ça. Répondit Margolin. M. Wolff ? Le dossier Hydra je vous prie.
Mael tendit un dossier relié de cuir au Président qui l’ouvrit face à Yanathos.
- Hydra est une organisation bio terroriste qui commet des attentats partout dans le monde depuis trois ans. Leurs motivations sont le retour au communisme et la renaissance de l’URSS.
- Et .. ?
- Ils ont trouvé Der Riese.
Yanathos faillit faire un arrêt cardiaque. Si Hydra avait trouvé Der Riese, cela signifiait qu’ils avaient le seul moyen de zombification possible, les stocks de Virus T ayant été détruit.
- Ils sont donc responsables de l’attentat.
- Oui. Si vous trouvez Hydra, vous êtes innocenté.
- J’ai le droit à tous les moyens ?
- Pourquoi ?
- Parce que je pense savoir comment trouver Hydra.
- Comme vous voudrez. Mais en revanche, vous serez accompagné par un de nos agents. Dit Hollande. Mlle Lisa Liebaut, une agent en qui j’ai une confiance totale.
- Très bien. Ca ne me dérange pas.
Yanathos regarda successivement les cinq dirigeants puis il comprit.
- J’ai combien de temps ?
- Comment ça ?
- Vous êtes drôles vous savez. J’ai écouté la radio, je ne suis pas stupide. J’ai entendu l’annonce, je suis accusé du meurtre du Président. Même si je retrouve Hydra, je finirais en taule ou sur la chaise. Donc, j’ai combien de temps avant que je ne sois arrêté ?
- Cinq minutes. Répondit à contre cœur Margolin.
- Parfait, c’est amplement suffisant.
Et d’un coup sec, il arracha le Colt de Mael et tira deux fois. La première balle fit volée la vitre en éclats, la seconde toucha le système anti incendie, déclenchant une pluie fine dans tout le bâtiment des Nations Unis.
- On se barre ! cria Yanathos.
Il bondit dans l’escalier de secours, suivit de Ténébriis et de l’éventreur. Ils arrivèrent sur l’héliport.
- Pourquoi y a pas d’hélico, putain ? jura l’éventreur.
- On n’a pas beaucoup de temps. Ils n’ont plus les ascenseurs mais les militaires courent très bien dans les escaliers en général.
Il y eut soudain un bruit de rotor d’hélicoptère. Ils se tournèrent dans la direction du bruit et purent voir un hélicoptère de combat énorme.
- Montez ! cria une voix féminine.
Une échelle métallique fut jetée et les trois amis montèrent, n’ayant pas le choix. La pilote amorça un large virage et partit vers l’océan atlantique. Soudain, des bruits secs d’armes automatiques se firent entendre.
- J’avais oublié à quel point s’était jouissif de se faire tirer dessus. Grommela l’éventreur.
Puis épaulant sa Galil qu’il avait toujours en bandoulière, il se mit à faire feu sur l’immeuble des Nations Unis où une vingtaine de soldats tentaient de les ajuster.
- Où voulez-vous qu’on aille ? demanda la femme.
- Vous avez assez de carburant pour aller jusqu’où ?
- Je pourrais revenir aux Etats Unis en passant par la Chine.
- Très bien. On va en Russie, à Moscou.
- A Moscou ? Alors que l’ONU va vous faire rechercher partout dans le monde ?
- J’ai des gens à revoir et il y a à Moscou quelqu’un qui peut nous mener à Hydra.
- Comme vous voudrez.
Yanathos put distingué le physique de la femme dans son reflet sur la verrière du cockpit. Elle avait tout au plus 25 ans. Elle mesurait au maximum un mètre 65 et avait des cheveux blonds très longs et des yeux bleu foncés.
- En faites, vous êtes ?
- Je m’appelle Lisa Liebaut. Je travaille pour les services secrets français et non, je ne compte pas vous arrêtez. Le Président Hollande tenait à vous offrir l’asile politique mais si vous comptez trouver Hydra, nous nous arrêterons en France pour avoir des armes. Une Galil et un Colt sont généralement déconseillés face à des bios terroristes.
- Entendu.
- Vous ne me faites pas confiance, pas vrai ? sourit la pilote.
- Disons que la personne que je croyais être mon meilleur ami a failli me tuer après avoir décimer mes amis il y a trois ans. Ne le prenez pas mal si je peux paraître un peu ... méfiant.
- Pas de soucis, je comprends. Mais je tiens à vous dire qu’on ne pourra pas couper à cette escale. Je ne tiens pas à piloter ce joujou indéfiniment.
- Entendu. Vous aurez votre pause, mais moins on s’éternise mieux ce sera.
Yanathos quitta le cockpit et s’installa avec ses deux amis.
- Combien de temps avant qu’un avion nous colle au cul ? demanda l’éventreur.
- Je dirais une heure. On fait une escale en France pour avoir des armes. Répondit le brun.
- Tu lui fais confiance ? s’étonna Ténébriis.
- On n’a pas vraiment le choix. Pour le moment, elle nous a aidé. Je ne vois pas de raison de ne pas lui faire confiance.
- Elle s’appelle ?
- Lisa Liebaut. C’est l’agent de Hollande.
Yanathos remarqua un changement dans l’attitude de l’éventreur. Ses traits s’étaient durcis et ses yeux flamboyaient d’une étrange haine.
- Reposez-vous. Fit l’homme du Président, se promettant de questionner l’éventreur plus tard. On va avoir besoin de sommeil.
Ténébriis obéit et s’endormit de manière quasi instantanée. Yanathos fut amusée de voir la facilité avec laquelle son amie pouvait dormir, même dans les endroits les plus inconfortables. Ellle était en général en pleine forme après.
- Toi, tu as un plan. Je te connais assez pour savoir que tu as une idée que je vais trouver mauvaise. Dit l’éventreur.
- On peut dire ça comme ça. Nous partons en Russie rencontrer le chef suprême de la Mafia moscovite.

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MessageSujet: Re: Resident Evil: World at War    Jeu 27 Sep - 8:54

Chapitre 3 : Voyage en Russie



L’hélicoptère traversa l’Atlantique en environ 10 heures, Lisa et Yanathos se relayant pour le pilotage. Il n’avait pas eut de soucis notables, à part la rencontre avec un porte avion américain qui avait failli finir en mitraillage. Yanathos se félicitait d’avoir su se faire des amis qui lui faisaient confiance dans la Marine. Leur dextérité de pilote fit le reste, ils semèrent tous les avions derrière eux.
Ils arrivèrent en vue des côtes françaises vers dix neuf heures. Ils atterrirent sur un héliport perdu dans le maquis corse pour la discrétion. Comme l’avait prédit Yanathos, Ténébriis se réveilla dès leur arrivée, en pleine forme. Une voiture vint les chercher pour les mener dans une base où les attendait Hollande. Ils avaient accepté, n’ayant pas le choix face à trois commandos de militaires surentrainés.
Hollande les attendait dans une base souterraine, dans un bureau spacieux avec une baie vitrée montrant le maquis corse.
- Désolé, pour toutes ses formalités, mais je me dois d’être prudent. S’excusa Hollande. Si l’ONU apprend que j’aide un criminel à leurs yeux, ce sera, désastreux. J’ai à vous parlez à tous les quatre.
Les trois amis et Lisa s’installèrent et Hollande sortit un dossier d’un porte-document.
- Hydra. Reconnut Ténébriis. Je suppose qu’on ne nous a pas tout dit à New York ?
- Loin de là. Répondit le Président. Hydra est à l’origine un parti politique russe crée en 1992 par Melosa Alberthany. Outre un retour au communisme, Hydra privilégie la violence. En 1998, le parti se dote d’une milice surpuissante et est considéré partout sauf en Russie où il est un des parti les plus influents, comme une organisation bioterroriste. Certains de nos agents ont confirmés qu’ils avaient trouvé Der Riese. Ils ont été assassinés peu après. Depuis trois ans, Hydra multiplie les attentats à travers le monde. Ils sont responsables de l’explosion de la tour de Dubaï l’année dernière.
- Et vous pensez qu’ils sont les responsables de la mort de Graham ? demanda Yanathos.
- J’en suis persuadé. Hydra veut prendre le pouvoir en Russie, chose qu’elle arrivera, je pense, à faire. De plus … il y a un traître dans l’administration américaine. Mlle Liebaut me l’a confirmé par son œil indiscret chez nos chers amis.
- Génial … grommela l’éventreur. Pourquoi c’est toujours chez nous les vendus ?
Hollande l’ignora.
- Le seul moyen connu d’approcher Hydra aujourd’hui est par voix officieuse. Il s’agit de la Mafia moscovite et de son chef, V …
- Valentin Sminrov. Termina Yanathos.
- Vous le connaissez ?
- C’était mon contact dans une mission en Ukraine il y a 6 mois. Ce mec est plus riche que Bill Gates et plus visqueux qu’une anguille. Insaisissable.
- Exactement. Je suppose que c’est pour ça que vous comptez aller en Russie ?
- Oui. C’est le seul moyen que nous avons d’approcher Hydra.
- Très bien. J’ai fait charger une caisse d’arme dans votre hélicoptère. Vous avez des fusils d’assauts Galil, des pistolets et une réserve, considérable de chargeurs. Vous ne devrez pas être ennuyé avec ça non ?
- J’en doute. Sourit Yanathos. Nous ne nous attarderons pas plus ici.
Et sans laisser à Hollande le temps d’ouvrir la bouche, il se leva et partit par là où il était venu. Ses deux amis lui emboitèrent le pas, laissant Lisa et le Président français, littéralement sur le cul.
- Voulez-vous que je les suive monsieur ? demanda l’agent.
- Oui, nous devons impérativement empêcher un incident diplomatique avec Poutine, couvrez les en cas de carnage.
La blonde sortit à la suite des survivants d’Arklay. Elle se planta sur le chemin de Yanathos.
- Vous m’aviez promis une pause ! s’exclama-t-elle.
- Soit vous venez maintenant avec nous, soit vous arrêtez de nous coller ! répliqua le brun.
- Vous ne pouvez pas aller en Russie sans moi ! Vous croyez vraiment que vous pouvez atteindre un héliport discret sans ramener toute l’armée Russe à Moscou ?! Et vous oubliez aussi que vous avez juste un fusil d’assaut et un Colt. Que voulez-vous faire avec ces deux malheureuses armes face à la mafia moscovite ?
Yanathos dut reconnaître que la jeune femme ne manquait pas de cran. Il put ensuite croisé le regard de l’éventreur qui lui fit comprendre que cela leur serait utile. Ils devaient parler, seul à seul.
- Très bien, nous allons rester cette nuit ici. Nous partons demain à 5 heures, si vous n’êtes pas prête, on vous laisse ici définitivement. Fit Yanathos d’une voix qui n’admettait pas de réplique.
Cela sembla convenir à Lisa qui retourna vers le bureau du Président français.



Il était prêt de quatre heures du matin quand Yanathos sortit dans le maquis Corse, vers une falaise en à-pic où soufflait un vent puissant. Comme il s’y attendait, Paul était assis en tailleur au bord des roches, contemplant l’immensité de l’océan.
- Tu avais une bonne raison d’accepter la proposition d’Hollande je suppose. Dit-il lorsque le brun s’assit à côté de lui.
- Je devais te parler, seul à seul.
- Je t’écoute.
- Comment connais-tu Lisa ? Ca crevait les yeux que vous vous connaissiez.
- Tu ne veux pas que Téné entende ce que j’ai à dire à ce sujet ?
- Non. Ténébriis aura bientôt d’autres chats à fouetter si on atteint Hydra.
- Tu es toujours aussi minable en excuse. Se moqua l’éventreur.
- C’est dans ma nature. Sourit Yanathos. Alors ?
L’éventreur reprit brutalement son sérieux et détourna son regard de Yanathos pour le poser sur l’horizon.
- Lisa est ma petite cousine. Elle a disparut il y a dix huit ans.
- La sœur de Wesker ? C’est plutôt une bonne nouvelle de l’avoir retrouvé ?
- Non. La dernière fois que j’ai vu Lisa Liebaut, nous étions au Manoir Arklay et elle était devenue un monstre que Wesker et Elinya ont affronté.
- Quoi ?! Mais c’est …
- Impossible ? Non, ça ne veut dire qu’une seule chose. Mon cher cousin n’est pas étranger à la mort du Président. Si Lisa est vivante, il a été obligé de la sauver du Manoir. Ca veut dire qu’il n’est pas aussi mort que ce que je pensais.
- C’est strictement impossible ! s’emporta Yanathos. Tu connais beaucoup d’homme qui peuvent survivre à une chute de 20 mètres avec deux cartouches de Spas 12 dans le ventre et une balle de Barret dans le crâne. Ah, et j’oubliais une explosion nucléaire !
- Que savons nous vraiment de lui, hein ? Il a été grièvement blessé par le Tyrant mais il a eut la force de nous attaquer !
Yanathos réfléchit une seconde puis se rendit à l’évidence : l’éventreur avait raison.
- Parle moi un peu, de tes cousins, de leur histoire.
- Si tu veux. Dit l’éventreur avec déférence.
Il se tourna à nouveau vers la mer.
- Lisa est né en 1979. J’avais deux ans. C’était la fille unique de mon oncle et de ma tante. J’ai toujours été très proche d’elle. En 1992, après la chute de l’URSS, Lisa s’est faite agresser dans la rue. Ils étaient cinq contre une.
- Elle a été .. ?
- Non, elle n’a pas été … violée. Un adolescent est intervenu. Il a protégé Lisa et l’a sauvé. Il l’a raccompagnée chez mon oncle. Cette personne était Albert Wesker. Il était orphelin et vivait dans la rue. Il avait seize ans. En remercîments, mon oncle l’a adopté. Wesker Lisa et moi étions très proches. Wesker a suivit une formation de scientifique. Il a disparut pendant deux ans avant de s’engager dans la police de Raccoon que dirigeait mon père. Lisa a disparut cette même année. Wesker l’a recherché pendant des années … C’était le plus affecté par la disparition de sa sœur. Il est devenu chef des Stars un an plus tard et a reprit le nom de Wesker. Il ne supportait plus de garder le même nom que sa sœur. La suite tu la connais.
Yanathos enregistra toutes ses informations. Wesker n’était peut être pas si mauvais après tout. Il n’avait pas hésité à prendre part à un combat largement perdu d’avance.
- Et Ténébriis ? Tu sais pourquoi Wesker lui a donné les fusées il y a trois ans, n’est ce pas ?
- Oui, je le sais.
- Je t’écoute.
- Très bien, voici la vérité.


A cinq heures du matin, Lisa était la première présente sur l’héliport. Elle attendait le trio avec un sourire ironique sur le visage. Quand elle les vit arriver, son sourire s’élargit.
- Alors, on a pas entendu le réveil ? se moqua t’elle.
- Non, on a simplement prévenu Sminrov de notre arrivée, sachant que je n’ai pas spécialement envie de me transformer en passoire humaine dès qu’on se posera à Moscou.
Lisa retint une réplique bien sentie et monta dans l’appareil, suivis des survivants d’Arklay. Ils firent de rapides adieux à Hollande, qui leur recommanda de rester le plus loin possible de Poutine et des forces de l’ordre.
Après une heure de vol, ils survolèrent l’ancien camp de Dachau, niché au pied des montagnes du sud de l’Allemagne.
Yanathos ne put s’empêcher de penser à Der Riese. Il tiendrait la promesse qu’il avait fait à Graham et détruirait l’usine.
A l’heure suivante, ils atteignirent la ville de Moscou.
- Posez-vous sur le building Deïka, dans le centre d’affaire, Sminrov nous y attend.
- Il vous donne rendez-vous en plein Moscou ? Il est fou ?
- Non et je vous conseille de ne pas l’insulter. Sminrov est la personne la plus susceptible que je connaisse, et c’est un mafieux, faites très attention.
- Je crois être assez vieille pour savoir me défendre toute seule. Répliqua froidement la jeune femme.
- Même contre une petite armée ? demanda ironiquement le brun.
Lisa ne releva pas et fit ce qu’il lui demandait. Ils se posèrent au somment du Deïka, entouré par une centaine de gardes lourdement armés. Seuls un petit espace était ménagé au milieu du groupe. Et dans cette espace, se trouvait le chef suprême de la mafia russe.



Alors oui, je sais, ce chapitre n'est pas très long, mais c'est un chap de transition, nécessaire. Dès le prochain chapitre, l'action fera son retour et l'horreur avec elle ^^

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MessageSujet: Re: Resident Evil: World at War    Dim 4 Nov - 7:25

Chapitre 4 : Mafia



Une tension palpable traversait le sommet du building Deïka. Les soldats attendaient le verdict de Sminrov qui semblait juger le groupe qui avait osé se poser sur son héliport.
- Je vous avais dit que ce n’était pas une bonne idée. Murmura Lisa.
- La ferme. Répliqua Yanathos en soutenant le regard du mafieux.
Sminrov, à la surprise générale, éclata soudain de rire, d’un rire franc et amical.
- Et bien, il fauta vraiment avoir du culot pour poser ton hélicoptère ici, Yan. J’espère que tu as une raison valable pour le faire, sinon, tu finiras au pied du building par la voie rapide.
- Je suis ici parce que j’ai besoin de ton aide. Je cherche Hydra.
Un murmure se répandit parmi les soldats. Yanathos ne comprit rien aux paroles des russes et se contenta d’attendre la réponse de Sminrov. Celui-ci avait perdu son sourire et une aura glaciale émanait de ses yeux.
- Soit ce soir au club 17. Nous parlerons de tout ça là bas. Je t’ai fait réservé une chambre au Peretroïska. Mon chauffeur t’y mènera, toi et tes amis. Il viendra vous cherchez ce soir.
- Merci l’ami.
- Non. Tu me remercieras quand tu seras vivant après être sorti de ce merdier.
Sminrov se détourna et remonta dans son bureau au sommet de la tour de verre.
- Bon, il y a plus qu’à descendre. Fit l’éventreur.
Le groupe descendit dans un immense ascenseur et n’échangea pas un mot. Il n’y eu’ qu’un commentaire de l’éventreur quand il vit la Lamborghini qui les emmena au Peretroïska.
L’hôtel était somptueux. C’était d’un niveau de luxe tellement élevé que Ténébriis ne put s’empêcher de faire remarquer qu’ici, un simple verre de Coca devait couté dix neuf euros. Après avoir récupérer deux chambres, une pour les garçons et une pour les filles, ils se retrouvèrent dans la chambre qu’avait pris Yanathos et l’éventreur pour décider de la marche à suivre.
- Je propose qu’on aille à deux dans le club. Ce sera plus discret et les autres nous couvriront depuis un toit.
- Donc tu veux que je joue les tireurs d’élites ? fit l’éventreur. Pas de soucis, mon Barret n’attend que de pouvoir tirer.
- Très bien. Lisa et moi, on se chargera du club. Toi et Ténébriis, vous prendrez place sur l’immeuble en face, vous devriez avoir un bon angle de tir à ce niveau là.
- Ok. Répondit la jeune femme. Tu penses qu’on ne peut pas faire confiance à Sminrov ?
- Honnêtement, je l’ignore. Je sais que c’est le mec le plus ambigu du monde : il peut nous aider pour le moment et retourner sa veste n’importe quand : il est à prendre avec des pincettes.
Le téléphone portable de Yanathos vibra soudain. Il regarda nerveusement le numéro et décrocha.
- Allo ?
- Oui, bonjour, je m’appelle Natacha, je suis la couturière personnelle de M. Sminrov. Il m’a chargé de vous transmettre deux articles pour vous et Mlle Liebaut.
- Très bien, montez.
Il raccrocha et sortit son pistolet de son étui.
- Un cadeau empoisonné de la part de Sminrov ? questionna l’éventreur en se saisissant du colt de Mael
- Non, de celle d’Alberthany. Elle a l’air de savoir tout dans la ville.
- Tu ne penses pas que Sminrov nous aurait balancé ?
- Non, je pense plutôt que la taupe de l’administration américaine nous a suivi jusqu’ici et a alerté cette Melosa. Sminrov n’est pas encore tombé sous la coupe de cette femme.
- Et comment vous savez que ce n’est pas vraiment une couturière ? demanda Lisa tout en sortant son arme.
- Sminrov a horreur des costumes de luxe.
A cet instant, on toqua à la porte. Yanathos fit signe aux autres de se déployer autour de la porte, leurs armes prêtes.
- Entrez. Lança-t-il.
La porte s’ouvrit avec fracas et le premier tueur s’avança. Il tenait une mitrailleuse compact de type MP5K : l’arme avec la plus importante cadence de tir au monde. Sans attendre, il ouvrit le feu et l’américain eut juste le temps de se jeter derrière un canapé avant de sentir la rafale lui frôler le crâne. Il se redressa vivement et tira deux fois, atteignant le premier tireur à la jambe. Mais il y en avait deux autres, qui possédaient des fusils à pompes. L’éventreur ouvrit le feu en premier et toucha le second homme à l’épaule et dans la nuque. Il s’écroula et ouvrit le feu dans sa chute, démolissant la moitié du canapé où se terrait l’homme du président. Ténébriis enchaîna dès la chute du tireur et tira entre les deux yeux du dernier assassin.
Lisa saisit le survivant, se préparant à l’achever mais Yanathos l’arrêta d’un geste et saisit le tueur à la gorge.
- Qui êtes-vous bon sang ?! vociféra-t-il.
- Le premier d’une légion ! Coupez une tête, vous en verrez repousser, deux de plus ! Heil Hydra !
Il croqua soudain sa capsule de cyanure. En moins de cinq secondes d’intenses douleurs, il était mort.
- De l’allemand pour un Russe ? s’étonna l’éventreur.
- J’ai bien l’impression. Nota Ténébriis.
- On se croirait revenu en pleine guerre froide. Commenta Lisa.
Yanathos ne dit rien : dans sa tête, il savait que c’était bien plus qui se préparait : c’était une guerre mondiale.



Le club 17 se trouvait dans un des quartiers les plus mal fréquentés de Moscou : il y avait toujours au moins trois meurtres tous les soirs, la mafia était bien évidemment impliqué. C’était un repère pour les mafieux, les prostituées et les trafiquants : un endroit où tout le monde était armé. Yanathos et Lisa ne faisait pas exception à la règle : l’un tenait son Usp45 derrière sa veste, l’autre préférait un Beretta de conception italienne.
Munis de pass VIP, ils contournèrent la queue massive pour rentrer dans le club et découvrirent un lieu sombre, éclairé par quelques spots de différentes couleurs.
- Sminrov est au bar. Murmura Yanathos. Je me charge de lui, je compte sur toi pour mener ta petite enquête.
- Vous me tutoyez maintenant ? se moqua Lisa.
- Vu qu’il semblerait qu’on soit parti pour passer pas mal de temps ensemble, tu devrais t’y habituer aussi.
- Comme tu voudras. Je vais discuter avec ces charmants mafieux et essayer d’éviter de les descendre s’ils osent essayer de me toucher.
Un sourire éclaira le visage de Yanathos : Lisa lui rappelait Stellaire. Une vague de souvenir remonta en lui : quand il l’avait embrassé et qu’il avait cru qu’à sa sortie du Manoir Arklay, ils auraient pu sortir ensemble, voir lui demander de sauter un pas encore plus grand … Mais ça n’était jamais arrivé. L’homme qui lui avait sauvé la vie une centaine de fois, en qui il avait une confiance indescriptible et qu’il considérait comme son propre frère, avait brisé ce beau rêve : il avait tué Stellaire de deux cartouches de Spas 12 avant de le passer à tabac. Mike Scott n’avait jamais osé dire à ses hommes de tirer : il avait eut peur de tuer Yanathos. Et soudain, comme un cauchemar embrumé, les paroles de l’éventreur lui revinrent à l’esprit : il était presque certain que Wesker soit vivant.
- Tu es enfin là. Fit la voix de Sminrov.
Yanathos sortit de sa torpeur et regarda le Russe avant de sourire.
- Je ne me suis pas fait trop attendre au moins ?
- Non, mais je compte sur toi pour rester longtemps : vous les Occidentaux, vous ne savez pas ce qu’est une vraie vodka !
- Je prendrais donc encore de ce tord boyau, puisque tu essayes de me faire croire depuis trois ans que c’est meilleur que mon cher whisky.
Sminrov éclata de rire, alluma alors un énorme cigare et fit signe à Yanathos de le suivre.
- Nous serons plus tranquille pour discuter là-bas. Je suppose que tu veux toujours parler d’Hydra.
- Tu commences à trop bien me connaître.
Ils se dirigèrent vers une table à l’écart et s’assirent.
- Tu n’as pas peur que mes hommes te piquent ta copine où fassent des choses qu’ils regretteront par la suite ? demanda-t-il en désignant Lisa.
- Je pense qu’on peut faire confiance à cette femme pour se défendre toute seule.
Comme en réponse à ces paroles, Lisa tordit le poignet d’un homme qui avait eut les mains un peu trop baladeuses. Un petit ricanement s’échappa des lèvres de Sminrov. Il souffla la fumée de son cigare et se pencha vers Yanathos.
- Que sais-tu exactement d’Hydra ? demanda le Russe.
- Pas grand chose, mais assez pour savoir que ce sont des bio terroristes dans le monde entier sauf en Russie, qu’il possède des milliers d’homme surentrainés et qu’ils ont mit la main sur un truc appelé l’élément 115. Et qu’ils risquent de bientôt faire un coup d’état.
- Tu sais ce que savent la plupart des gens dans le monde. Qu’est ce qui te fait croire que je sais comment trouver Hydra ?
- Je sais que tu sais absolument tout de ce qui se passe à Moscou. Personne d’autre que toi ne peux m’aider.
Sminrov se grata pensivement le menton.
- Je dois d’abord t’informer de quelques détails extérieurs à tes objectifs. Mes informateurs à Washington m’ont prévenu. Margolin a envoyé l’agent G Callen à ta poursuite.
- Callen n’est pas un mec qui fait dans la dentelle. Il fonce dans le tas et il tue dès que c’est nécessaire. C’est peut être un des meilleur agent de la NSA.
- Tu connais un agent de l’agence nationale de sécurité ?
- On a servi ensemble en Irak. Ca a été mon copilote pendant super longtemps. C’était mon meilleur ami avec Wesker à cette époque.
- Je vois. Dit le Russe. Bref, revenons en à Hydra. Elle est dirigée par Melosa Alberthany, une communiste que je ne recommande pas. Elle est brutale, violente et n’hésite pas à tuer. Elle a amassé un fric fou en pillant différente famille mafieuse. Je suis le seul à encore lui échapper à ma connaissance. Sa garde du corps porte le nom de code de la BirdLady. Une ancienne agente américaine d’après ce que j’ai cru comprendre. Mais les deux sont des enfants de cœurs comparé au vrai maître du parti.
- Comment ça ?
- Alberthany ne dirige que la face politique d’Hydra. La partie terroriste qui contrôle le 115 est dirigée par une de tes vieilles connaissances. Albert Wesker.
Yanathos eut l’impression qu’on lui déversait un saut d’eau glacé sur le crâne. Wesker, vivant ? C’était impossible, quoi qu’en dise l’éventreur. Il y avait des dizaines de Lisa Liebaut sur terre. Mais le fait que Sminrov donne raison à Paul lui glaça le sang.
- J’ai vu Wesker mourir de mes yeux, je lui ai logé deux balles de Spas 12 dans le corps. J’ai vu un monstre le transpercé avec des griffes immenses et son propre cousin lui envoyé une balle de Barret dans le crâne. Ah, et j’oubliais une explosion nucléaire.
- Je ne te dis que ce que j’ai vu. Wesker est vivant et il est introuvable, je ne l’ai vu qu’une fois.
- Et l’opération Crâne Rouge ? demanda Yanathos.
- Où as-tu entendu ce nom ?
- Disons que j’ai un peu fouiné dans les dossiers de Mael Wolff à Washington. Il paraît que c’est une opération de très grande envergure menée par Hydra.
- Je sais juste que le premier acte aura lieu à Moscou, demain matin.
- Tu mens. Tu en sais bien plus.
Sminrov soupira et tourna discrètement la tête à droite et à gauche, comme pour vérifier que personne ne l’écoutait. Il se pencha finalement vers Yanathos.
- Demain, c’est jour de vaccination contre la tuberculose dans toutes les écoles moscovites. Les vaccins sont fournis par Hoxonis, un laboratoire que contrôle en secret Alberthany. Devine la suite.
- On va injecter à des millions de gosses de la ville l’élément 115. Les morts marcheront à nouveau parce que personne ne tirera sur des enfants. Et en faisant ça, Hydra fragilisera dangereusement le pouvoir politique, car le seul moyen d’enrayer la contamination, ce sera un missile nucléaire.
- Je te laisse imaginer dans quel contexte sera le pays. Dit Sminrov. Moscou détruite, l’exécutif sera terriblement fragilisé. Les troupes d’Hydra balayeront les troupes russes. Et l’Union renaîtra.
- C’est donc cela l’opération Crâne Rouge. Comment sais-tu tous ceci ?
- A ton avis ? répondit Sminrov avec un sourire d’une blancheur éclatante.
Yanathos regarda un peu partout autour de lui. Il vit tous ces innocents. Il vit le videur du club et le personnel quittés le club et en verrouillés les portes.
- Tu travailles pour eux depuis combien de temps ? demanda-t-il finalement en plantant son regard de glace dans les yeux du Russe.
- Depuis la fin de l’opération Comescu, juste après que tu n’es quitté la Russie.
- Alors, qu’est ce qui va se passer maintenant ? Tu vas nous tuer, Lisa et moi ?
- Vous tuez ? Voyons, ce serait tellement dommage de ne pas m’amuser un peu plus. D’ici 5 minutes, l’élément 115 sera répandu dans le club.
- Tu nous zombifies ?
- Non, rien d’aussi barbare. Dit Sminrov avec un sourire de requin. Ton verre ainsi que celui de Mlle Liebaut contenaient en plus du champagne, l’antidote au 115. Vous y êtes donc immunisés, mais ne te réjouit pas trop vite. Je te souhaite bien du plaisir avec les zombies.
Le Russe se leva et enfonça son cigare dans le cendrier prévu à cet effet.
- Tu ne tentes rien ? s’étonna-t-il.
- Ce serait stupide de se faire tirer dessus dans le dos par un de tes hommes tu ne trouves pas ?
- Tu ne me déçois pas. Je te souhaite bonne chance. Tu en auras besoin.
Sminrov disparut sur le toit. Yanathos entendit le bruit discret d’un rotor d’hélicoptère.
L’agent se leva brutalement et arracha Lisa au bar où elle repoussait les avances d’un autre Russe.
- Sminrov nous a trahit. Ca va grouiller de zombie d’une minute à l’autre.
- Il veut nous zombifier ? s’horrifia la française.
- Non. Il nous a donné l’antidote dans nos verres. On est immunisé, mais les gens au tour, non.
- Oh mon dieu …
Ils se mirent à courir vers le fond de la boite de nuit et contactèrent Ténébriis et l’éventreur.
- On a un problème. Dit-il. Sminrov est avec Hydra, la boite va grouiller de zombie d’ici trois minutes. Lisa et moi sommes immunisés, mais vous allez devoir nous couvrir. Paul, on a Callen à notre poursuite par la même occasion. Il est peut être déjà à Moscou.
- Bien reçu. Bonne chance. Répondit l’éventreur.
- Merci, on va en avoir besoin.
A peine Yanathos eut-il raccrocher que la boite de nuit fut envahie de cris perçants. Les gens couraient en tous sens, tentant vainement de déverrouiller la double porte de métal qu’avait faite verrouiller Sminrov.
Yanathos sortit de son étui son Usp45 et se mit à reculer vers l’escalier en brandissant l’arme vers le groupe qui se tordait de douleur devant lui. Il vit une femme s’avancée vers lui et crier à l’aide. Les deux regards se croisèrent. L’américain y vit une souffrance pire que la mort. Elle fut soudain parcourue de violents spasmes et vomit un jet de sang. Un râle inhumain s’échappa de ses lèvres et elle s’écroula, suivie bien vite par la boite de nuit toute entière.
- C’est maintenant que ça devient dangereux Lisa. Commenta-t-il.
Il n’obtint pas de réponses.
- Lisa ? appela-t-il.
Et d’un seul coup, les lumières s’éteignirent.
- Fait chier ! jura-t-il.
Il sentit soudain une main glacée se poser sur son épaule. Il se retourna brusquement et tomba nez à nez avec une petite lampe de poche allumée par Lisa. Il fut soulagé de voir que sa coéquipière allait bien.
- J’ai repéré une sortie. Il faut qu’on rejoigne le toit, suis moi.
Yanathos hocha la tête, puis soudain, il entendit un râle depuis le fond de la boite de nuit. Lisa se tourna d’un coup et pointa sa lampe de poche vers l’amas de corps. Rien n’avait changé, il n’y avait pas de différence.
- Fausse alerte. Murmura Lisa.
La française se retourna et éclaira la zone devant elle. Elle remarqua au sol une flaque de sang.
- Yan. Ils sont de retour.
L’américain hocha rapidement la tête et il entendit un petit « ploc » comme lorsqu’une goute d’eau tombe dans une étendue plus grande. Il se tourna et vit des gouttes de sang tombées lentement du plafond. Il leva les yeux, redoutant ce qu’il verrait. Soudain, il comprit. La femme qu’il avait vu mourir lui tomba dessus depuis le plafond et se mit à pousser des cris inhumains tout en cherchant à le mordre. Il tira trois fois en l’air, les trois balles ratant leurs cibles tandis qu’il tentait de la maintenir à l’écart. Il vit les dents maculées de sang s’approchées de sa gorge, mais heureusement, Lisa tira avant, décapitant la zombie.
- Je crois qu’on a réveillé le reste du troupeau. Maugréa-t-elle.
Elle avait vu juste : les corps tout autour se mirent à bouger puis à se relever avant de marcher vers les deux seuls humains avec une démarche hésitante.
- Cours ! cria Yanathos.
Ils se mirent à sprinter tandis que les morts les imitaient. Le courant revint à ce moment là et ils s’engouffrèrent dans les escaliers de secours, courant vers le sommet. Lisa enfonça finalement la porte de secours du toit et ils se propulsèrent sur la zone espacée. Les zombies n’avaient qu’une douzaine de secondes de retard sur eux. Ils se placèrent à l’extrémité du toit et tirèrent en même temps, touchant les premiers zombies et les corps se mirent à s’empiler.
- Paul, Téné, tirez ! cria Yanathos.
Les balles de sniper et de Galil se mirent à pleuvoir sur la zone. Mais il en venait toujours plus : ils étaient plus d’une centaine !
- On y arrivera pas ! cria Lisa en descendant un zombie qui étaient beaucoup plus près que les autres. On aura bientôt plus de munitions. On est fini !
- Non, pas encore, mais tu vas de voir me faire confiance ! répondit Yanathos en tirant sa dernière balle de pistolet.
- Pour faire quoi ?
- Pour sauter !
- Mais t’es complètement malade !
Et sans plus de cérémonie, Yanathos sauta du haut du toit, entrainant Lisa dans sa chute : il y avait plus d’une centaine de mètre de chute avant la dure réalité du trottoir. Les zombies se mirent à tomber à leur tour du toit : ils avaient tous suivis le duo dans sa chute.
Lisa se sentit soudain tractée sèchement vers le haut. Elle ouvrit les yeux et vit un fil de nylon et un grappin déployé par Yanathos.
- Préviens, la prochaine fois que tu fais ça. Bougonna-t-elle.
- Rien que pour ton cri quand on est tombé, ça en valait la peine. Sourit le brun.
Le fil se déroula finalement et ils s’échouèrent dans une petite ruelle adjacente.
- Maintenant on fait quoi ? demanda Lisa.
- On arrête Sminrov et Hydra !
- Et on fait comment ?
- Très bonne question.
- Quoi qu’il en soit, fit une voix. Vous allez devoir réviser vos plans avec ma présence en nouveau facteur.
Yanathos se redressa et planta ses yeux verts dans ceux couleurs océans de l’homme en face de lui.
- Salut Yan. Dit-il. J’aurais aimé te revoir dans d’autres circonstances.
- Moi aussi. Salut à toi, agent Callen.

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Le Joker
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MessageSujet: Re: Resident Evil: World at War    Mer 16 Jan - 9:57

Chapitre 5: Crâne Rouge (Première Partie)



Lisa regarda Yanathos, puis Callen. Elle le trouva indéniablement beau. Il avait des cheveux bruns rasés presque à même son crâne. Ses yeux bleus océans semblait s’électrifiés tandis qu’il rencontrait les yeux verts du survivant d’Arklay.
- Tu vas me suivre gentiment à l’ambassade américaine Yan. Je n’ai pas envie d’avoir à appuyer sur la gâchette.
- Navré de te décevoir Callen, mais il est hors de question pour moi de renoncer à ma liberté. Pas temps qu’Hydra ne sera pas tombée.
- Tu deviens syndicaliste maintenant à attaquer les partis politiques ? ironisa l’agent de la NSA.
- Non, je me soucis juste une seconde du destin de l’espèce humaine ! Si tu m’arrêtes, demain Moscou sera rayé de la carte.
- Bien sûr, et tu vas aussi me dire qu’il y aura un nouveau Staline et que l’URSS renaîtra ?
- Le pire, c’est que c’est la vérité. Tu as juste oublié que demain, le monde entier sera infesté de zombies. Si tu ne me crois pas, va voir dans la rue juste derrière nous, tu y verras une centaine de cadavres de morts vivants !
Callen réfléchit un instant puis sortit une petite radio de sa poche.
- Vel’, Darky, allez vérifier que ce que vient de nous dire Yanathos est juste.
L’agent de la NSA pointa à nouveau son arme sur les deux autres e et poursuivit.
- Si tu me mens pour essayer de t’en tirer, je te peux te garantir que je t’abas en plein cœur de Moscou.
- Tu réussirais là où Hydra a échoué.
- Quoi qu’il en soit, je peux te garantir qu’il ne sert à rien de compter sur Paul où sur Ténébriis. Ils n’ont aucun angle de tir.
- Je n’ai pas besoin d’eux pour te prouver que j’ai raison G.
La radio de l’agent de la NSA grésilla soudain.
- Alors les filles, état de la situation ?
- G, les informations de Yanathos sont confirmées. Il doit y avoir une centaine de zombies là dedans, il n’a pas menti.
Callen soupira et rangea sa radio avant de baisser son arme. Ses yeux glaciaux se heurtèrent à ceux du survivant d’Arklay.
- Qu’est ce qu’Hydra prépare ? dit-il en détachant chaque syllabe.
- Opération Crâne Rouge. Ils veulent anéantir Moscou en y faisant naître une infection, une armée de zombies. Ca va recommencer Callen, comme à Tall Oaks il y a dix huit ans.
Callen sembla enregistrer toutes ses informations avec difficultés. Tall Oaks, ce nom était emprisonné dans sa mémoire depuis si longtemps. Une série d’image lui traversèrent la tête. Le Président Bendford, une ville en flamme, une petite fille attirée par des milliers de mains décomposées. Et surtout le sang dont l’odeur même était presque perceptible.
Soudain, un cri brisa le silence tendu qui s’était installé entre Callen et les deux autres. Il y eut un crépitement d’armes automatiques.
- Yan, Lisa, planquez-vous ! Il y a des tueurs dans tous les quartiers ! fit la voix désincarnée de l’éventreur dans le micro. Je vais essayer de les descendre pendant que Téné me couvre, planquez-vous !
Le petit groupe ne se fit pas prier. Une balle siffla à l’oreille de Lisa, la seconde suivante, il courait se mettre à l’abri. Seul Callen était encore armé. Un cri étouffé dans la nuit leur fit cependant savoir que l’éventreur en avait eut un.
- Ecoutez, il va falloir que tu me gagnes du temps Callen. Dit soudain Yanathos alors qu’ils couraient dans une ruelle.
- Et pour faire quoi ?
- On a une chance de survivre, j’ai peut être un moyen de nous sortir de ce merdier, il va falloir que vous me couvriez.
Lisa sortit un couteau de combat de sa robe et sourit.
- Quand tu veux.
Yanathos hocha la tête et sortit son téléphone. Callen avança en première ligne, bien qu’a couvert derrière un mur. Il entendit les tueurs se rapprocher. Ce n’étaient pas des professionnels, ils n’étaient absolument pas discrets. Sminrov les avait surement envoyé pour vérifier les restes des cadavres. En un coup d’œil furtif, Callen en vit trois armés d’AK 47 même s’il savait qu’il était presque certain qu’il y en avait d’autres, dans d’autres directions.
L’agent de la NSA expira un grand coup et jaillit de sa cachette en courant, tirant au hasard dans la nuit. Il eut juste le temps de jeter derrière un mur de l’autre côté de la rue, évitant de justesse les balles de kalachnikovs. Il jura : il n’en avait pas touché un seul.
Soudain, horrible gargouillis lui fit comprendre que Lisa était entrée en action. Contournant sournoisement ses ennemis, la française s’était retrouvée dans le dos des tueurs russes. Elle égorgea sèchement le premier tueur avant d’enfoncer son couteau dans la gorge offerte de l’autre. Alors que le dernier se tournait vers Lisa, Callen l’abattit d’une balle dans la nuque.
- Ils sont là bas, dans les ruelles au fond, descendez-les ! cria une voix féminine dans un anglais parfait.
Lisa fut la première à réagir. Elle se saisit immédiatement de l’AK 47 d’un des tueurs et se mit à mitrailler dans la direction de la voix. Callen l’imita immédiatement après et des jurons en russe se firent entendre.
- Laissez tomber ! fit soudain la femme. Le Génésis se chargera d’eux !
Ils entendirent un bruit de pas précipiter qui s’éloignait, puis ce fut le calme absolu. Soudain, le sol se mit à vibrer. Une silhouette se mit à avancer vers eux. Ils levèrent aussitôt leurs fusils d’assauts et Callen lança :
- Nous sommes des agents américains en mission, veuillez quittez cet endroit sur le champs.
L’inconnu fit encore un pas et soudain, il disparut dans une bruissement de cuir.
- Tu as vu la même chose que moi ? demanda Lisa incrédule.
Elle venait à peine de finir sa phrase que soudain, une main gantée lui assenait un violent coup de poing qui la fit décoller.
- Stars ! mugit l’homme.
Alors que Lisa s’écroulait, Callen ne se posa pas de question et tira une rafale sur l’inconnu. Celui-ci ne bougea pas d’un centimètre et avança d’une démarche pesante vers G, passant alors dans un rayon de lumière. Le monstre était d’apparence humanoïde mais il était loin d’être humain. Il était entièrement chauve. Sa peau était d’un beige sale. Sa bouche tordue et dépourvue de lèvres faisait ressortir ses dents serrées éternellement. Son unique œil d’un blanc laiteux fixait l’agent américain. Il était enveloppé dans un manteau de cuir noir.
- C’est donc ça le Génésis ?
- Ouais et il a pas l’air gentil.
Le Génésis mugit et s’avança vers Callen, sa main plongeant vers son cou. Le brun eut juste le temps de se jeter sur le côté, évitant de se faire attraper dans la poigne terrible de la créature. Il prit quand même la botte du monstre et plein visage et se retrouva par terre plus loin, le nez en sang. Lisa commença à tirer, essayant désespérément d’atteindre la tête du monstre qui se protégeait avec ses larges mains. Il fondit soudain sur la française, avec la vitesse d’un oiseau de proie, la percutant et l’expédiant contre un mur de briques, qu’elle brisa sous l’impact.
Alors que le Génésis s’apprêtait à charger à nouveau, Callen se jeta sur lui, l’attrapant au torse et l’écrasant contre le sol. Il prit le genou de l’humanoïde en pleine mâchoire et partit au dessus de sa tête s’écrouler contre le trottoir en face.
Une première balle de sniper heurta soudain le monstre en pleine poitrine et celui-ci recula, essuyant la seconde suivante une rafale de Galil. Il leva les yeux vers l’entrée de la ruelle où se tenaient l’éventreur et Ténébriis, armes braquées sur lui.
- Stars ! tonna l’humanoïde.
Les deux amis sentirent un frisson glacé parcourir leurs échines lorsque le monstre décrocha un RPG-7 qu’il tenait en bandoulière.
- Il a l’air intelligent, comme le Tyrant ! pesta Ténébriis.
- Ouep, et en plus il peut parler … J’ai jamais vu un infecté de ce gabarie. Murmura l’éventreur, presque admiratif.
Les deux anciens Stars se jetèrent sur les côtés, laissant passer une première roquette qui détruisit une voiture garée plus loin.
Ténébriis fut la première à riposter, mais le monstre évita les balles avec une agilité terrifiante pour sa corpulence. Il se mit à courir vers elle, mais fut stoppé par une rafale d’AK 47 de Lisa et une seconde de Callen. Ce fut ce moment que choisirent les deux équipières de l’agent de la NSA pour arriver. La première était grande, avec des cheveux d’un noir d’encre. Elle était emmitouflée dans une chaude veste pour affronter le froid hivernal de la Russie et avait une de ses mèches colorée en rouge. Son nom de code était Darky, alias Maïna Ferreira. La seconde avait des cheveux plus clair, coupé au carré, avec deux yeux noisette remplis de curiosité à la base, mais à cet instant, ils brûlaient de détermination. Elle se nommait Velyzia.
- Vous avez pris votre temps les filles ! lança Callen.
- Tu sais, ce n’est pas toujours simple de se débarrasser d’une bande de tueurs. Répliqua Darky. Bon, comment on procède ?
- Très bonne question. Il a du prendre une cinquantaine de balles et il est toujours en forme.
- Génial. Soupira Velyzia avec un sourire sans joie.
Le Génésis mugit devant le nombre d’ennemi déployer devant lui et sortit une seconde roquette de sous son manteau qu’il inséra dans son arme de destruction massive.
- Et merde. Fut le seul commentaire de l’éventreur.
Le Génésis tira et le groupe plongea, la roquette manquant d’arracher le bras de Ténébriis.
Il y eut soudain un autre de tir de roquette, mais celui-ci venait de beaucoup plus haut dans le ciel et visait le Génésis. Le monstre l’esquiva et mugit tandis qu’une seconde roquette le manquait de peu.
Le monstre était loin d’être idiot et avait très vite compris qu’il n’avait aucune chance face à ce nouvel adversaire. Alors qu’un hélicoptère descendait dans la petite rue, ses lèvres se tordirent en un sourire qui ressemblait plus à une grimace de douleur.
- C’est loin d’être terminé Stars !
Et sur ses mots, il sauta à une hauteur prodigieuse et se retrouva sur un toit. Il disparut en quelques instants.
Un groupe d’hommes armés sauta hors de la machine et pointa leurs armes vers les autres.
- Laissez, ils sont avec moi. Fit la voix de Yanathos.
Le brun arrivait au pas de course depuis une autre ruelle. Il tenait dans sa main une kalachnikov, « empruntée » à un des tueurs à la solde de Sminrov.
- Capitaine Redfield. Une transmission du QG. Fit soudain un homme resté à bord.
- Dites leurs que je répondrais plus tard. Nous sommes en opération d’urgence. Répondit un autre homme.
- Monsieur, le Président Margolin est présent et insiste …
Les anciens Stars se regardèrent. Margolin, au courant de leur présence ici ? Ca ne sentait pas bon.
- Laisse Chris. Fit un autre homme. Prévenez le QG qu’on retourne à la base et qu’on parlera au Président là-bas.
- A vos ordres. Fit celui qui était à bord.
Le dénommé Chris Redfield se tourna ensuite vers le groupe.
- Agent Callen. Salua-t-il. Je vois que la NSA n’a pas perdu de temps.
- Pas plus que le BSAA. Répondit-il.
- Nous surveillons Hydra depuis quelques mois. Nous ne pouvions pas être ailleurs avec un risque d’attentat aussi élever. Le Génésis que vous avez affronté est une arme biologique extrêmement puissante, je n’en avais pas vu depuis Tall Oaks.
Un frisson parcouru l’échine de Callen lorsqu’il entendit le nom de la ville.
- Ca va aller G ? demanda Redfield.
- Ne t’inquiète pas, ça ira. Il faut qu’on parle de beaucoup de choses.
- Je suis d’accord. Montez, notre base sera plus sûre pour discuter.
- Mike ! s’exclama soudain l’éventreur.
Tous les regards se tournèrent vers lui. Il fixait l’agent du BSAA qui était descendu avec Chris.
- Lieutenant Mike Scott ! Alors ça, c’est de la surprise !
Ténébriis reconnut peu après leur sauveur, trois ans plus tôt à Arklay. Un franc sourire barrait son visage auquel l’ancien pilote répondit.
- Me voilà donc démasquer. Sourit-il. Mais bon, à l’époque, je travaillais sous couverture. Mon nom est Leon Scott Kennedy.
- Leon suffira ?
- Assurément.
Ils montèrent tous dans l’appareil. Leon prit les commandes et se dirigea vers le nord de la capitale Russe.
Ils atterrirent dans des entrepôts en apparence désaffectés. Chris prit la tête du groupe dans les locaux qu’il semblait connaître par cœur. Ils débouchèrent finalement dans une vaste salle de réunion où les attendaient trois personnes. Ténébriis fut la première à les reconnaître.
- Gryfman ! Mytic ! Kairi ! Co … Comment ?
Un sourire énigmatique étira les lèvres de Chris tandis que les anciens amis se retrouvaient enfin. Seul l’éventreur restait à l’écart et fixait intensément le capitaine.
- Vous nous devez pas mal de réponse.
- Je le sais bien, et je répondrais à toutes vos questions. Mais d’abord, nous avons besoin d’informations nous aussi. Le projet Crâne Rouge. Qu’est ce que c’est ?
- Et n’oubliez pas que les Nations Unis vont vous chercher dès qu’ils sauront que Yanathos et Ténébriis sont avec vous. Intervint Callen.
- Ce n’est que le cadet de mes soucis. Pour le moment, mon soucis, c’est d’éviter un second Tall Oaks.
- Et c’est quoi ce Tall Oaks avec lequel vous nous bassinez depuis trois heures ? le coupa Lisa.
- Ah oui, c’est vrai, j’avais oublié que vous et Ténébriis n’étiez pas présente.
Chris se leva et se plaça devant un écran mural où les images d’une ville ressemblant à Raccoon City se découpaient.
- Tall Oaks était une ville des Etats Unis. Une bourgade perdue du Middle West, comme Raccoon l’était. Mais tout à changer, lorsque Umbrella Corporation y a installé son premier laboratoire expérimental sur le virus-T.
Un frisson commun ébranla l’assistance.
- Alors que le docteur Marcus mettait au point le Virus Tyrant (alias le virus T), un chercheur infiltré du gouvernement réalisait pour Umbrella un projet qui allait sceller le destin de Tall Oaks. Le 25 juin 1998, le projet arriva à son terme. On appelait ce projet le Code 115.



- Incapable ! vociféra l’homme.
Il frappa durement la femme face à lui, lui fracturant presque le coude.
- Comment as tu pu échoué ?! Comment le Génésis a-t-il pu disparaître ?!
- Le BSAA était là monsieur … Ils ont mis en fuite le Génésis … Je crois que le capitaine Redfield et les agents Callen et Kennedy se sont joints au Stars.
L’homme recula et se mit à faire les cent pas furieusement. Une autre jeune femme s’avança vers lui.
- L’opération Crâne Rouge est prête à démarrer. Les vaccins ont été envoyé et le missile a été chargé.
- Monsieur, permettez-moi d’y aller. Je n’échouerais pas cette fois-ci.
L’homme soupira et tourna la tête vers une fenêtre à moitié défoncée. Elle donnait sur une large cour où des décharges d’électricités fusaient en tous sens. Tout au fond, se trouvait une lourde porte en métal, sur lequel était gravé une croix gammée.
- Je te donne une dernière chance d’être dans le camp des vainqueurs lorsque la guerre éclatera. Abat l’éventreur. Tue-le et tu gouteras à notre nouveau monde.
- Merci Monsieur. Je ne vous décevrais pas.
La femme quitta vivement la pièce. L’homme se tourna vers sa seconde interlocutrice.
- Alors, les nouvelles de Sminrov ?
- Il pense devoir accélérer l’opération. Le BSAA est déjà à ses trousses. La tour Deïka ne tiendra pas éternellement.
- Dans ce cas, réponds lui qu’il a mon feu vert pour lancer l’opération Crâne Rouge.
Soudain, un bruit strident résonna dans toute la base. Une voix métallisée retentit.
- Alerte. Surcharge de 115 détectée aux coordonnées de latitude 60.9 degrés Nord et 101,9 degrés Est. Alerte.
L’homme se pencha sur un ordinateur et entra les coordonnées. Lorsque la géolocalisation apparut, un sourire glacial étira ses lèvres.
- Toungouska … murmura-t-il.
Deux lueurs rouge sang s’allumèrent derrière ses lunettes de soleils sombres.
- Ainsi, la deuxième manche commence. Vous avez survécu il y a 17 ans. Aurez-vous autant de chance la seconde fois, docteur Maxis ?

____________________________________________

Je suis le Cauchemar de la ChatBox.


Avatar et signature par ma Melo, merci encore. <3


Toi qui lit cette signature, es-tu prêt à découvrir l'horreur dans toute sa splendeur ?



Ainsi qu'une guerre contre le mal en personne ?

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