Next Génération

Forum consacré à la Bande-Dessinée Les Légendaires de Patrick Sobral et Les Légendaires Origines dessinée par Nadou.
 
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 We Are Next Generation

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Melosa
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MessageSujet: We Are Next Generation    Jeu 5 Avr - 8:19


We Are Next Génération


Titre : We Are… Next Génération.

Auteur : Melosa (Lottie, Melo, Melly, Niichat pour les intimes, Lolo si vous êtes suicidaire et masochiste, Koala, Féline, etc.)

Rating : Déconseillé – 14 ans, propos violents non censurés.

Résumé : Terre. Tout le monde croit vivre dans sa bulle de bonheur. Une bulle qui n'éclatera jamais.
« Au fond de nous, nous croyons tellement à la sécurité éternelle. Notre espace est paisible, est inviolable. Rien ne se semble briser cette existence parfaite. La mort, le chaos, c'est quelque chose qui semble impensable. Nous ne l'arrivons pas à nous l'imaginer. Cela n'existe pas. Comment avouer que votre monde peut changer brutalement ? Non, non, c'est impossible, nous sommes toujours protégés par une barrière invisible. Tout était si doux... »
Le monde se croit en sécurité.
Cependant, Umbrella Corporation veille. Firme pharmacetique multinationale d'apparance, elle cache un trop lourd secret. La société expérimente en effet les armes bactériologiques. Bientôt, Umbrella lancera son opération... à grand échelle. Car son fondateur et actuel président est bien décidé à se venger de la race humaine...

Emprisonnés dans leur collège alors que leur univers commence à voler en éclats, un groupe d'adolesçants n'a qu'une seule idée en tête. Se battre pour le devenir de leur monde, coute que coute. Mais pour l'instant, ils vont devoir survivre.

« We are… Next Génération. »

Disclamer : Umbrella Corp. appartient à Capcom et ainsi que tous les autres personnages de l’histoire se référant à Resident Evil, sauf leurs caractères quelques peu changés. Le scénario apocalyptique de l’histoire appartient à Paul W.S Anderson ainsi que toutes les sociétés ayant produit les films Resident Evil (Resident Evil, Apocalypse, Extinction, Afterlife, Retribution ( ?)), concernant également metropolitan film & video, Davis Films, Impact Pictures, Constantin film. Les personnages et leurs caractères ne sont pas sous la responsabilité de l’auteur étant donné qu’elle s’est mystérieusement absentée lors de la dernière réunion.


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Bref. Le principe est simple. Il va y avoir des inscriptions. Je pars des membres qui demandent à s’inscrire pour la première partie de l’histoire, ou ils y apparaitront uniquement. À partir de la deuxième partie, je rajouterais de nouveaux personnages, pris du forum.
Rappel important : Les inscriptions se font ici, et ne seront pas acceptées sur la tchat box, de même que les mps (à part aux cas particuliers). Premier arrivé, premier servit.
Pas la peine de me donner un personnage déjà préparé, je me charge de tout cela.


Je ne limite pas pour l’instant le nombre de places, c’est juste un nombre de traits au hasard. Vous avez des questions ? C’est ici.

Inscriptions (closes) :

- Myrilys (My'Ika)
- Tenebriis
- Kairi
- Stellaire (Eria)
- Shiru (ShimyElementaire)
- Mytic
- Yanathos
- Shenga

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Votre ‘personnage’, représenté par son pseudo, sera dans le collège cité plus haut.



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Chapitre 1 (+ prologue) : Regenerate

<< Imaginez votre corps sans l’Age, le Stess et les rayons nocifs du Soleil.

Regenerate, la nouvelle crème de soins d’Umbrella fait revenir vos cellules mortes… à la vie.

Renerate, d’Umbrella Corporation.>>

La télé afficha l’image d’un tube parcouru de deux fausses fibres bleu électriques, au bec vaporisant. Regenerate s’y inscrivait en bas en lettres gravées. La marque et le sigle d’Umbrella Corporation s’affichèrent sur l’écran – le nom de la firme multinationale précédant un symbole stylisé rouge et blanc – l’image d’une femme d’entre les deux âges rajeunissant progressivement s’imposa.

Ce que personne ne savait, c’était que tout aillait être boulversé. Ce que personne ne savait, c’était que un simple tubé brisé allait changer leurs vies.

Ce que personne ne savait, c’était que le début de la fin du monde commençait.

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WE ARE NEXT GENERATION

Partie 1 : Survivre

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Il était 18H30.

<< Je veux oublier cette horrible nuit à tout jamais. >>

Le collège [xxx] de Paris était presque désert. Seuls les élèves collés ou les rares qui avaient encore cours étaient présents. Tous les professeurs étaient partis, n’en restait qu’une et la gardienne. Yanathos Kingu (prononcez Kingou) soupira. Il avait horreur de finir tard. Vivement le week-end, ou il pourrait enfin se détendre. Dans la même classe que lui, Shenga Darzat, lui adressa un sourire qui laissait dire qu’elle pensait la même chose. Ils revenaient tous du cours de théatre, qui réunissait plusieurs classes, toutes catégories mélangées. Devant eux, il y avait Stellaire Lutwig, accompagnée de Cassandra et Lila, ses meilleures amies. Précédait Kairi Craizy, accompagnée d’Anthony, Julien et Kevin, qui plaisantaient à tue-tête. Théo discutait avec Coralie et Ténébriis Téléha. Shiru Féerys était enfermée dans son mutisme constant, rêvait librement. Jennifer fouillait frénétiquement dans son sac, cherchant son tube de gloss, alors qu’a coté d’elle soupirait Marina et Claire, les deux jumelles. Cédric semblait être plongé dans une contemplation passionnante de la boite de jeu « Call Of Duty : Black Ops », de même que Michael et Bobby (veuillez vous plaindre à la direction pour les noms merdiques, s’il vous plait.). Myrilys Milky parlait avec Mlle Hally, leur professeur de théatre et de français du dernier contrôle. Tous ce petit groupe, composé de 24 élèves, allant de la 5eme à la 3eme.

- Excusez moi, gentes dames et seigneurs, mais je crains devoir m’écarter du droit chemin, dit modestement Anthony, fier d’avoir retenu sa leçon sur le moyen âge et les manières de parler.
- Ouais, en clair ? demanda Myrilys, sachant très bien ce qui allait suivre.
- J’vais ch***, quoi, triompha le 5eme.
- Ton langague, Anthony, le rappela inutilement Mlle Hally. Un 5eme en pleine puberté, c’est toujours difficile à raisonner.

Alors que le groupe insouciant pensait rentrer et bien se délasser dans son bain, une explosion venait de retentir non loin de là.


Une rafale de balles vint déchirer la peau grisatre de l’homme déchainé. Véritablement fou, il mordit le policier qui essayait de l’arrêter. Tétanisée, repoussée dans un coin, Mytic Lutwig, élève au lycée [xxx], se demandait ce qu’elle foutait là. « Ah oui. La boutique de mangas. » se rappela-elle. Un appel des forces de l’ordre la sortit de sa torpeur.

« Un autre dingue se dirige vers le collège [xxx] ! Je répète… »
- Mon dieu… Stellaire ! hurla Mytic. Paniquée, elle se mit à courir. « Faites que ma sœur soit à l’abri, pitié, mon dieu… »


- Bon, aller, la gardienne va vous faire sortir… dit Mlle Hally en frappant dans ses mains. Elle n’eu pas le temps de continuer sa phrase. Un gros bruit sourd retentit à l’étage supérieur, suivit d’hurlements. Tout cessa.

- Anthony… ? Lila, Marina, Claire ? tenta Mlle Hally en fronçant les sourcils. Elle s’engagea dans l’escalier.

- Restez ici, je vais voir.

Tout était silencieux. Quand un cri perçant déchira le malaise qui s’était installé.





Un très grand Merci (qui mérite sa majuscule) à Mey de SI pour l'image de la présentation de la fic.

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Dernière édition par Melosa le Lun 21 Mai - 1:55, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: We Are Next Generation    Dim 8 Avr - 4:28


Chapitre 2 : devenus fous

- Mlle Hally ? appela Coralie en tortillant une de ses mèches noires autour de son doigt.

- C’est qu’une blague, laissez tomber… soupira Yanathos, blasé.

- Anthony fait toujours des bêtises, il à simplement du faire peur aux filles renchérit Adrien. Le ton calme du 3eme rassura les plus craintifs.

- Bon, on va chercher les pas doués ? proposa Cassandra en réajustant les plis de sa robe.

- Oui, dès que j’aurais retrouvé mon mascara, s’énerva Jennifer. Soupirs amusés.
Seule Stellaire n’était pas tranquille. Les cris qu’elle avait entendu étaient des cris de terreur profonde. Aucun acteur de cinéma n’aurait pu faire mieux. Kairi remarqua son air inquiet et l’interpella doucement.

- Ça va pas, Lutwig ?

- Si, si, très bien. Allons voir. Dit la concernée d’un ton neutre.


Le couloir du troisième étage était plongé dans la pénombre.

- Mlle Hally ? Anth’ ? appelait Cassandra. Elle regarda de droite à gauche, prit de l’avance sur ses camarades. Toutes les salles devaient être fermées… Elle faillit heurter quelqu’un, et sursauta. Une personne était face à elle, tête baissée.

- Ah, Anthony ! Ça va pas de me faire peur comme… Anthony ?

Le garçon leva lentement son visage vers elle, et lee sourire de la 4eme se figea. Sa bouche dégoulinait de sang. Avec un hurlement guttural, il se jeta sur l’être à sang chaud qui était en face d’elle. Autrement dit, son prochain repas.

- Cassandra ! hurla Stellaire, reconnaissant le hurlement de sa meilleure amie. La 4eme apparut en face d’eux, se tenant l’épaule.

- Il m’a arraché un morceau de chair, ce :trolll: ! pleura-elle sous l’effet de la douleur.

- Anthony ? Mais…

- Il m’a mordue ! Je le jure, et il s’est enfui !

À ce moment, Claire et Marina, sœurs jumelles, arrivèrent en courant.

- Vous avez pas vu le fou, que je lui mette mon poing dans la tronche, gronda… Claire ou Marina, impossible de savoir.

- Minute, ou est Lila ? intervint pour la première fois Shiru. Tous se tournèrent vers la rouquine.

- On l’a vue vers la classe de Mlle Hally, dit… Claire ou Marina ? J’ai mal à la tête…



La porte de la salle était ouverte. Un courant d’air les frappa (aie) en plein visage. Lila était debout dans l’encadrement de la grande fenetre.

- Lila ? Qu’est-ce que tu fout ? descends, bordel ! grogna Shenga. Elle n’aimait pas voir la fille aussi proche du vide.

- Fuyez… murmura l’ado. Elle retira sa main crispée sur son bras. Tous purent voir qu’il lui manquait un gros morceau de chair, qui saignait énormément.

- Lila… on va te soigner… ça va aller, ne t’inquiète pas… dit Tenebriis d’une voix qu’elle voulait rassurante.

- NON ! Ça ne se soigne pas ! … Fuyez.

Elle bascula alors volontairement en arrière. Ils virent la scene comme dans un film, au ralenti. Le bruit des os se brisant sur la chaussée après une chute de trois étages – interminable – résonna. Stellaire fut la première à hurler, la première à sortir de sa léthargie. Tout cela s’était passé avec une rapidité surprenante – 37 secondes -, mais qui avait duré une éternité pour eux. Adrien se précipita à la fenetre, courageux. Il déglutit devant le spectacle morbide qui l’attendait en bas. Lentement, il se tourna vers les autres. Et avoua tout haut ce que tout le monde pensait, malgré tous leurs espoirs, tout bas.

- Elle est morte.

- Sale petite porte de sa maman… Elle glande ou quoi, la gardienne ?

Mytic se rendit compte qu’elle essayait de passer par la porte du garage.

- Et…

Il y eut un sifflement au dessus de sa tête, et un poids s’écrasa sur le trottoir, à seulement 15 centimètres d’elle.

- … merde… souffla la jeune fille.

C’était un corps d’une jeune fille. Morte sur le coup. Mytic discerna rapidement les causes : nuque brisée, commotion cérébrale fatale. La lycéenne retient un haut-le-cœur. La défunte avait les bras étendus en croix. Mytic compris qu’a cette position paisible, elle s’était suicidée.

- Mon dieu… chuchota-elle, choquée par la violence de l’impact.

Quelqu’un cria en haut. Mytic reconnu la voix terrifiée de sa sœur.

- Stellaire ! Stellaire ! Stellaire, tu m’entends ?

En haut, la concernée bouscula Adrien sur le côté et se précipita à la fenêtre.

- Grande sœur ! dit elle en se penchant, en larmes. Elle frémit en apercevant le cadavre de Lila, mais se força à se ressaisir.

- Viens me chercher, je t’en prie… j’ai peur…

- Ne t’inquiète pas petite sœur, j’arrive tout de suite ! … C’est ou l’entrée ?

Stellaire se frappa la tête de la main.

- T’as quitté le collège l’année dernière… maugréa-elle.


- Bon, on va faire un petit point sur la situation : Lila s’est suicidée, Anthony est passé un mode bersek sans qu’on sache pourquoi : la sœur de Stellaire nous dit qu’il y a des dingues aussi en ville, Mlle Hally à disparu, la nuit est tombée et…
- Je trouve pas mon mascara, grogna Jennifer en gonflant les joues.

- … et Jennifer à un problème de maquillage. Qu’est-ce qu’on fait ? demanda Yanathos en jetant un regard assassin à celle qui l’avait interrompue.

- On panique ! proposa Myrilys.

- On attend les secours ? proposèrent Julien et Cédric d’une même voix.

- On panique ! renchérit Bobby, stressé.

- Match nul. Trancha Michael.

- Sérieusement, on est dans la merde là, il faut décider de quelque chose…

Shenga, dans son coin, tentait de regler son téléphone pour… pour quoi faire ?

- Shhht, j’ai peut être la radio et donc la ligne de secours… Ah enfin, réseau de bouse !

La station crachota encore un peu, puis on entendit très clairement :

- Mon frère, oui mon frère, s’est pété la gueule dans son auto… dans son auto-oooh ! Parce que j’ai coupé les câbles, j’ai coupé les câbles ho-ho !

Un ange (tiens, Lila. … oui, BDM, je sais.) passa. En clair, il y eut un silence phénoménal.

- C’est ça la ligne de secours ? dit Shiru en haussant les sourcils.

- … p’tin de Radio Canada… grogna Shenga en se disant qu’elle avait fait le plus gros epic fail de toute l’histoire. Elle régla le cadreur tactile, et tomba enfin sur la fréquence attendue.

- … Ici Umbrella Corporation, nous envoyons des renforts à Paris. Ne sortez pas de la ville, nous nous occupons de tout. Je répète, ici Umbrella Corporation…

- On est sauvés !

Ce fut un incroyable soulagement. Umbrella Corporation était une firme multinationale travaillant dans la pharmaceutique, le matériel de guerre. C’était une société extremement puissante, qui contrôlait quasiment tout.

<< Mon dieu, pourquoi avons nous été si naïfs ? >>

Soudain, des hurlements de bêtes coupèrent net l’euphorie qui s’était installée. Des hurlements à la mort.

- C’est quoi ça ? demanda faiblement Charline.
- Des problèmes. Répondit Kairi, la gorge nouée.




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MessageSujet: Re: We Are Next Generation    Jeu 12 Avr - 5:15

Chapitre 3 : Pris au piège


Le groupe d’ados progressait dans le couloir dans un mutisme inhabituel. Chacun s’attendait à voir sa propre mort surgir d’un angle du mur. Vous savez, quand vous regardez un film d’horreur par exemple, vous avez une étrange sensation dans les entrailles. Vous vous préparez à recevoir l’horreur en plein fouet. Et pourtant, c’est cela qui produit le sursaut. Cette même sensation, ils la ressentaient tous en ce moment.

- Les gens… commença Jennifer. Ils se tournèrent tous vers elle. Une att…

- Mon mari à plus de batteriiiiiie, gémit-elle en tenant son portable.

… J’ai rien dit. Cependant, certains n’apprécièrent pas. En particulier Théo, en 3eme avec Charline, Adrien et Tenebriis. Le garçon se précipita sur la fille, et, furieux, la souleva litteralement de terre en l’étranglant.

- Ça va pas la tête, espèce d’imbécile ? Tu as flanqué la frousse à tout le monde ! gronda-il.

- Lâ…che… m… suffoqua-elle.

- Théo ! C’est toi qui va pas bien ?! cria Kairi. Mais ce fut Charline qui réussit à le calmer. Elle força le 3eme à lâcher prise et plante fermement ses yeux dans les siens.

- Théo, Jennifer voulait détendre l’atmosphère… Calme toi, je t’en prie…

La concernée se frottait le cou alors que Coralie la relevait. Théo soupira.

- Je sais… Désolé Jenni, désolé Charline…

La 4eme passa devant lui en lâchant un « wesh » hautain.

- T’inquiète elle t’en veut pas… s’amusa Charline en lui tapotant l’épaule alors que le groupe repartait.

- Ouais… dit le 3eme en la regardant tourner les talons. Une étrange lueur s’alluma dans ses yeux alors qu’elle s’éloignait.

- Charline…gémit-il.



- Bon. Il faut sortir d’ici.

Tous étaient rassemblés dans une salle de classe vide, la salle de physique chimie. Stellaire entrouvrit les rideaux pour regarder. Et s’étrangla.

- Non…

- Quoi, non ? s’inquiéta Adrien.

- Je… Regardez…

Trois personnes tendaient leurs bras vers eux, en bas. En poussant des petits cris impatients. Leurs yeux étaient révulsés, de la bave coulait de leur bouche édentée, leur chair avait viré au gris/vert. Leurs cheveux étaient couverts de poussière, leurs vetements déchirés.
Heureusement, les portes étaient miraculeusement fermées. La gardienne devait avoir réagi à temps.

- Ok. On est enfermés ici.

Il y eut un silence.

- On panique ? proposa Myrilys pour atténuer le choc.

- Non, pas encore, dit Yanathos.

Bobby sortit des jumelles de son sac.

- Je les ai toujours avec moi, au cas ou , indiqua-il.

Il se posa à la fenetre et regarda attentivement.

- Alors ?

- Ça va mal. Les portes sont fermées. Umbrella vient d’arriver là bas, mais les portes sont fermées.

<< Pourquoi... Pourquoi... >>

Shenga, qui possédait les chaines de radio sur son portable dernier cri –en plus de radio Canada-, leur jeta un coup d’œil alarmé en bidouillant toutes les fréquences.

- Personne ne parle de ce qui se passe à Paris ! Pourtant, tout le monde devrait en avoir parlé !

- Quoi ?

- Tout est fermé… Tout. Acheva Bobby.

Re-silence.

- … On peut paniquer. Dit Yanathos.

Et ils se mirent aussitôt à hurler.


Anthony grogna. Son esprit de zombifié n’avait qu’une seule chose en tête : manger. Il avait besoin de chair fraiche, et sentait que des humains à sang chaud grouillaient au dessus de lui. Ça ne lui plaisait pas, ils allaient trop vite. Avoir gouté au sang d’une humaine avait encore plus contribué à l’exiter. Il devait tuer, il devait manger. Malheureusement, il n’allait pas vite. Plus aucun souvenir ne lui restait, il ne lui fallait qu’une seule chose : tuer.

Le bruit des bottes claquant sur le sol le fit se retourner. Une humaine, enfin ! Elle s’avançait vers lui. La proximité de la chair le rendit plus vif –alors qu’il était déjà mort, c’est un peu dur-. Il tendit ses doigts déjà décharnés, prêt à voler la vie de celle qui se tenait en face de lui. Cependant, elle n’était pas décidée à se faire avoir ainsi.

Ce n’est qu’après coup que nous regrettons nos gestes. Cependant, Anthony n’avait plus d’esprit, plus rien d’humain. Sa peau commençait à se décomposer très lentement mais surement, ses ongles étaient arrachés, ses doigts décharnés. Comportement instinctif. Il y eu une détonation, et le calibre cracha la balle meurtrière. Le tir, absolument parfait, toucha le mort vivant en plein front. Mort. Mais définitivement. Il s’effondra lestement sur le sol alors qu’une fine gerbe de sang éclatait dans les airs. La gagnante sourit.

- Je n’ai pas perdu la main… susurra-elle.

Sèchement, elle rangea le revolver sur sa cuisse, comme on range un portable.

- Voyons voir comment se débrouillent ces pauvres gamins.

Le bruit des bottes dans la salle de classe vide résonnaient, laissant enfin en paix Anthony.



- Vous avez entendu ? souffla Mytic, pétrifiée.

C’était un coup de feu. Un seul étage plus bas. Ils entendirent qu’on montait les marches dans l’escalier le plus proche. Échange de regards tendus.

- Oui. Nous ne sommes pas seuls…


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MessageSujet: Re: We Are Next Generation    Dim 15 Avr - 6:45

Chapitre 4 : Alice


Le bruit se rapprochait. Plus que quelques pas. La porte commença à s’ouvrir lentement, très lentement… trop lentement.

Ils crurent que leurs nerfs allaient lâcher. Les plus faibles étaient cachés derrière les larges rideaux des fenêtres. Les plus courageux s’étaient emparés de divers objets qui pourraient les défendre –tubes à essai, barre métalliques, fers à souder, pots d’acide, et même un petit teaser, etc-. Et enfin, le panneau de bois s’écarta entièrement, révélant…

- Mlle Hally ! cria Myrilys, morte de soulagement. Il y eut un grand, grand soupir. Tous reposèrent leurs « armes » et se dirigèrent vers leur professeur.

« Jamais nous n’aurions dû… »

- On est si heureux de vous voir ! Vous avez trouvé d’autres personnes ? demanda Kairi, la voix vibrante d’émotion. Elle avait cru… elle avait cru… Non, c’était fini à présent.


Seule Cassandra était restée dans son coin. Et crut revivre un cauchemar. Tête baissée… non… mutisme inhabituel… non…NON !

- Écartez vous ! hurla-elle, se précipitant pour les tirer en arrière. Trop tard. Mlle Hally releva soudainement la tête. Elle était maculée de sang, ses yeux étaient révulsés, une partie de son visage avaient été comme brulée. Et un horrible hurlement sortit de ses lèvres décharnées. Elle se jeta sur la première personne à sa portée – Marina. Elle lui saisit le bras et enfonça ses canines dans sa chair. La jeune fille se mit à crier de douleur, tétanisée. Sa professeur lui dévorait de le bras, arrachait, avalait goulument le sang, déchirait les artères par la seule force de ses dents, éclatait les muscles. Claire se précipita au secours de sa sœur. Et subit le même sort. Leurs hurlements –absolument pareils- se répercutaient dans les oreilles de leurs camarades. Paralysés par une peur qui leur semblait imbécile, ils étaient tous incapables de faire un pas. Leur cerveau leur dictait de se porter à leur secours, mais leurs muscles refusaient de fonctionner. Mytic voulait fermer les yeux, mais ne pouvait se détacher de ce spectacle morbide, et -elle s’en voulait de le penser-, facinant.

- Oh seigneur… réussi à articuler Shenga, terrorisée. Était-ce vraiment la fin ? Ce fut alors qu’elle arriva. La porte s’ouvrit une nouvelle fois à la volée, bousculant Mlle Hally sur le côté. Les deux jumelles, le bras sanguinolent, se mirent à courir vers leurs amis, poussées par une force invisible. La professeur grogna, mécontente. Qui le privait ainsi de son repas ? Tous eurent la réponse à leur question, quand tomba devant eux une femme. Et un gros sac de sport juste à coté d’elle.

- Dégagez ! intima-elle d’une voix puissante. Et ils n’en crurent pas leurs yeux quand l’inconnue sortit sèchement un Magnum 357. Comme dans les films. Il y eut deux détonations assourdissantes. Deux balles fusèrent sur la morte vivante, lui déchirant la cuisse et le bassin.

- J’ai vu mieux, gronda l’inconnue. Et elle tira aussi sec une nouvelle rafale. Cette fois ci, les balles sortant à toute vitesse sur calibre fumant transpercèrent la tête de la zombifiée. Le corps tomba lestement en arrière alors que les douilles rebondissaient un peu, éclatantes. La femme se tourna alors vers eux. Elle avait de courts cheveux blonds et châtains. Ses yeux étaient d’un bleu transperçant. Elle portait un t-shirt rouge couvert par un autre t-shirt de résille, un jean entier sur une jambe, déchiré sur l’autre. Sa tenue aurait pu être banale si elle ne portait pas des armes. Elles étaient attachées par des lanières de cuir à ses jambes, des fusils reposaient au creux de ses épaules. Aussitôt, elle s’agenouilla aux cotés de Claire et Marina, et sortit un spray attaché à sa ceinture.

- Montrez moi vos bras, les filles.

Silencieuses, impressionnées, elles obéirent. Leur sauveuse entreprit méthodiquement de recouvrir leur blessure de spray soignant, puis leur fit un rapide bandage. À leur surprise, aucune tâche rouge n’apparut sur le tissu blanc.

- On utilise ça à l’armée. Ça va cautériser votre chair et la reformer. Par contre, je crains que vos muscles aient été trop gravement endommagés par la pét@sse.

Elles opinèrent du chef, la gorge nouée. Elles avaient échappé à la mort…

- Eh ! Minute vous ! dit Yanathos.

Elle lui jeta un coup d’œil.

- Vous avez tué notre prof !

- Il est c*n ou c*n, ce garçon… soupira Shiru.

- C’était elle ou vous, jeune homme. Répondit sèchement l’inconnue.

- Hum. Désolé.

Elle se redressa, saisit son sac de sport et le mit sur son épaule.

- Attendez ! Vous êtes d’Umbrella ?

Elle frémit et se retourna très lentement vers Bobby.

- Non.

- Mais… vous êtes venus nous sauver…

- Les gosses, de nos jours, jamais contents ! J’aurais du vous laisser vous faire bouffer, tiens ! cracha-elle. Furieuse, elle s’avança vers la porte de sortie, bousculant sans ménagement le cadavre de l’enseignante.

- Nous voulons des explications ! dit Yan’, mécontent.

- Ferme là, idiot… soufflèrent Tenebriis, Myrilys et Charline.

- Je réclame des explications sur tout ce qui se passe ! C’est quoi, ce merd!er ?
- Vous ne pouvez pas savoir maintenant, répondit-elle soigneusement.

- Cela fait deux heures que nous sommes enfermés ici ! Nous avons le droit de savoir ! Nous… Je suis à bout de forces, j’en ai marre…

Il s’aperçût trop tard qu’il était allé trop loin. Les yeux de la jeune femme brillaient de colère.

- Ah ? Parce que tu crois que j’ai que ça à faire, d’aller sauver une bande de gamins pubères ingrats ? Tu crois que ça m’amuse, ça ? J’ai reçu les ordres de sauver le plus de monde possible, donc, maintenant, soit vous vous faites une raison ; soit vous crevez là !

Et ce fut sur cette tirade magnifique qu’elle sortit royalement.

- Kingu… grondèrent les élèves.

- Oups. Admit le 5eme.


- Quoi, encore ? soupira la femme en se retournant. Le groupe d’élèves se tenait timidement derrière elle.

- On est tous d’accord pour venir avec vous… et on est désolés d’avoir réagit comme ça… commença Coralie.

- Moi j’étais pas d’ac… coupa Yanathos. Adrien le bâillonnât avec sa main.

- ta *BIIP* ! siffla Shenga en lui jetant un coup d’œil furieux.

- … Bon, aller, venez avec moi. Et restez silencieux.

- Comment on va faire pour sortir de là ? demanda Marc.

- On va improviser.

- Est-ce qu’il y a du Nutella dans votre sac ? demanda Shiru.

- Non.

- Et… comment vous vous appellez… ?

Elle eut un minuscule sourire.

- Je m’appelle Alice.




<< Mon nom est Alice. >>

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MessageSujet: Re: We Are Next Generation    Sam 21 Avr - 6:05

Chapitre 5 : Grenade



<< Mon dieu. Je ne veux plus me souvenir... >>

Bruits. Grognements. Pas sur le sol.

- Derrière moi, dit Alice en les poussant dans la salle de SVT. C’était surement une des salles les plus technologiques du collège. Elle semblait être faite de verre. De grandes plaques en plexiglas reposaient au plafond, une grande quantité de tubes à essai, verres reposait sur la table du professeur.

- Surtout, restez à l’écart des fenetres. Ne criez pas ! les avertit-elle. Elle alla fermer la porte, recula et mit le panneau de bois en joue. Soudain, à côté de Stellaire, Cassandra se mit à vomir. Alice lui jeta un regard sombre que personne ne compris. Elle avait tout à fait le droit d’être effrayée par les evenements ! La femme soupira puis reporta son attention sur la porte.

- Trois… Deux… Un… grogna-elle. Il y eu une série d’aboiements sauvages, puis de pattes et griffes puissantes déchirent le bois. Deux détonations suivirent, faisant deux trous dans le mur.

- Mer*e ! jura Alice en bondissant sur le coté. Trois chiens se tenaient face à eux, la bave à la gueule. Leur corps était décharné, on voyait leurs os, ils suintaient de sang, leurs oreilles étaient déchirés, leur pupilles révulsées, leurs griffes démesurément sorties. Ils grondèrent. Il y eut trois secondes de répit, puis ils se jetèrent sur leur repas. Une rafale de balles déchira les airs, trois tranchant le torse d’un premier chien qui se jetait sur Kevin. Le garçon eut le temps de fuir, mais la bête se releva quand même.

- Dispersez vous ! eut le temps d’hurler Alice. L’instant d’après, le chien prenait appui sur les pattes et fit un saut phénoménal, droit vers la jeune femme. La scène leur sembla alors se passer au ralenti. Alice s’élança aussi, mais… contre le mur. Par un formidable élan, elle sembla courir dessus, prit de nouveau appui… Avec un cri sauvage, sa jambe qu’elle avait tendue repoussa la bête. Elle roula sur le côté, se ressaisit de nouveau et tira quatre balles. Le chien zombie eut la gorge et la tête transpercée. Bien mort, cette fois. Cependant, il en restait encore deux. Alice tira alors en l’air à trois reprises, puis attrapa un pot soutenant des tubes à essai et le lança sur un chien. Trois éclats pointus dans la tête. Mort. Les plaques de Plexiglas au plafond explosèrent alors. Des débris de verre tombèrent autour d’Alice et de l’autre chien qui avait coincé Marc. Le phénomène attendu par Alice se produisit alors. Une plaque de verre énorme, aux bords craquelés, coupants, se détacha alors. La jambe de la femme se détendit et son pied frappa de plein fouet la plaque qui voltigea vers le dernier chien. Cela lui déchira la tête jusqu’au cou. Une trainée de sang jaillit.

- Ok. Tout le monde dehors !

- Marc ! hurla alors Jennifer, horrifiée, en pointant du doigt le plafond. Tous levèrent la tête. Une unique plaque de plexiglas restait, mincement retenue, pendant au dessus du jeune homme.

- Va t’en de l…

Le mortel morceau se détacha alors. Le cri de Marc se changea en un faible râle, réduit à un gargouillis intelligible. Un dernier soubresaut anima sa poitrine tranchée. Le sang inonda le sol, le repeignant de son rouge royal, tandis que sa cervelle se mêlait à celle du chien. Les ados s’étaient cachés les yeux par réflexe. Mytic avait pris Stellaire dans ses bras et lui caressait les cheveux en lui murmurant des mots doux. Étonnamment, Jennifer fut la première à réagir. Elle tourna vers la sortie Kairi, qui, figée, choquée, restait sans rien dire. Les garçons sortirent de leur torpeur, et tous, dans cet élan de solidarité si rare, les aidèrent à se détourner, à se relever. Alice fut la dernière à sortir de la salle. Elle jeta un regard peiné au cadavre.

- Pray for him, murmura-elle. Puis, sans un regard, elle sortit d’un pas vif.




- On doit sortir de là au plus vite. Le boucan des détonations aura tôt fait d’en ramener d’autres.

Le sanglot de Marina les força à s’arrêter. La fille s’était laissée tombée contre un mur. Son bandage avait pris une teinte rouge sang.

- Mon bras… j’arrive plus à bouger mon bras ! haleta-elle, paniquée. Claire s’agenouilla à côté d’elle. Un horrible couleur rouge ornait son bras à elle aussi.

- Je peux plus bouger… pleurnicha Marina. Alice s’accroupit devant elle, regarda le bandage, remit du spray dessus aux deux.

- C’est tout ce que je peux faire. Désolée. Dit-elle d’un air navré.

- Dis nous la vérité, exigea durement Claire. Il y eut un petit silence.

- Vous avez complètement perdu l’usage de votre bras, répondit Alice avec lenteur. Elle continua : « vos ligaments ont été touchés. À ce stade là, ça aurait été réparable. Mais en plus, les muscles, tendons et nerfs ont été bousillés. Vous ne ressentirez plus rien. Je pourrais vous passer la main sous une moissonneuse batteuse cela ne vous ferait que dalle.

- Mon dieu, chuchota Mytic. Les deux jumelles accusèrent le choc. Marina cessa de sangloter. Avoir la vérité semblait, paradoxalement, lui avoir donné du courage. Les deux jumelles se relevèrent.

- Bien… mais maintenant, il faudrait songer à vous défendre tous, dit Alice en déposant son sac de sport au sol. Il y eut un gros bruit mettalique. Elle l’ouvrit, et ils n’en crurent pas leurs yeux. Il était rempli, rempli d’armes ! Il y avait même des fusils. Des boites de cartouches trainaient dedant elle aussi. La jeune femme en sortit plusieurs – des pistolets à fin calibre, pas trop durs à manier -, et leur tendit. Il n’y eut que Yanathos, Tenebriis, Adrien et Théo qui eurent le courage d’en prendre.

- Ils sont chargés ? demanda Tenebriis. Il y eut une détonation, puis le joli trou dans le plafond qu’il avait fait lui donna réponse.

- Oups.

Alice se frappa le front de la paume de sa main.

- Je vous préviens : le premier qui s’amuse à faire Call Of Duty version real je lui enfonce une balle entre les deux yeux. Capiche ? énonça-elle d’une voix dangereuse. Théo abaissa immédiatement le flingue qu’il tenait en joue vers Jennifer. La 4eme lui adressa un discret geste obscène de la main.

- Crève, grosse vache, chuchota-il quand elle passa à sa hauteur, triomphante.

Des grondements, grognements cassèrent l’ambiance. Alice leva les yeux au ciel et laissa tomber les douilles vides du précédent combat sur le sol. Des ombres se rapprochaient ! Alice tira une fois, puis deux en guise d’avertissement. Deux douilles vides. Les halètements s’intensifièrent.

- Reculez, souffla Alice. Des enfants apparurent. Le teint pâle, les yeux injectés de sang. Des 6emes, tous restés là pour l’atelier Mathématique. Ils étaient douze, environ. Le calibre cracha une nouvelle balle. Puis deux, puis trois, puis quatre. Tout cela dans les hanches des zombifiés. Quatre douilles au sol. Plus de balles. Alice soupira, énervée. Elle fouilla dans le sac. Et quand elle se releva elle tenait… Une kalachnikov ? Un gamin voltigea en arrière, touché en pleine tête.

- C’est plus… efficace.

Ils ouvrirent des yeux ronds en la regardant lâcher une nouvelle rafale.

- Vous attendez quoi ? Le déluge ? Tirez !

Théo prit son courage à deux mains (sans mauvais jeu de mots, s’il vous plait), visa tant bien que mal et tira. La détonation le jeta trois mètres en arrière, l’envoyant valser contre un mur. Et la balle creva un néon, les plongeant à moitié dans l’obscurité.

- Théo, bord*l de dieu… soupira Charline tandis que Jennifer lançait un « Epic fail ! » à la cantonade. Alice fronça les sourcils.

- Courez… hurla-elle. Une dernière rafale, et elle se mit à suivre les autres. Le couloir était étroit, et la meute prenait de l’avance.

- Grenade !

Le cri se répercuta dans leurs oreilles et ils allèrent tous se réfugier dans un tournant du couloir. L’explosion leur déchira les oreilles tandis qu’Alice roulait à leurs côtés. Une grosse brulure commença à apparaître sur son bras, mais elle semblait ne pas la voir. Elle remit en joue ses armes. Sept morts vivants avaient survécu à l’explosion. D’un formidable coup de pied, Julien défonça la porte de secours.

- Tout le monde par là !

Malheureusement, Myrilys avait été trop ébranlée par l’explosion pour bouger. Elle était acculée dans un coin, à la merci des zombifiés. Adrien et Alice se mirent à tirer, couvrant la fuite des autres, qui, comme des doués, refusaient de bouger ! Soudain, la femme se précipita à leurs devants, sortit un couteau et le planta dans la tête d’un des 6eme. Adrien profita de ce moment de répit pour aller chercher Myrilys. Il la releva et la poussa vers Yanathos, qui la réceptionna. Mais ce fut trop tard pour Adrien. Le 3eme ferma les yeux. Il ne voulait pas voir la mort, trop lâche pour l’affronter.

Alors, ils enfoncèrent leurs dents dans la chair. Le sang commença à couler, ponctué par des hurlements d’agonie. Alors ils arrachaient la peau, buvaient le liquide chaud à grandes goulées.

<< De part mon corps meurtri… De part mon corps déchiré…

Coule, coule, le sang vermeil…

Crèvent les artères, éclatent ma chair…

Pouvait-on mourir ainsi ?
>>

La lune refletait les taches écarlates. Les hurlements de douleur se répercutaient sur les murs. Adrien eut un dernier soupir, puis cessa de gémir. Son ventre, son cou et ses bras étaient réduis à une bouillie de chair et de tripes. Les six zombifiés, leur appétit à peine entamé, se tournèrent vers les personnes à sang chaud près d’eux. Il leur fallait plus encore. Un petit objet noir roula à leur pieds. Et retentit le cri pressé d’Alice :

- Grenade !


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MessageSujet: Re: We Are Next Generation    Mer 25 Avr - 0:45

Chapitre 6 : Lost



- arrrh… est-ce que tout le monde va bien ?

Difficile de répondre. Des débris de pierre jonchaient l’escalier de secours, fumants. Au moins, les 6eme zombifiés avaient été éliminés. Les élèves se relevaient, aidaient les autres à se redresser. Le choc les avait tous étourdis, ils avaient les oreilles qui sifflaient à cause de l’étourdissante détonation. Alice, avait l’oreille gauche couverte de sang. Un mince filet écarlate coulait de son front. Elle s’arma de divers pistolets supplémentaires, puis aida les ados à sortir de l’enceinte de secours.

Ils titubaient, trébuchaient, toussaient. Ils finirent par faire une pause, dans la cour du collège.

- … Adrien… gémit Myrilys, les larmes aux yeux. Alice inspira profondément.

- Vous ferrez votre deuil après.

- Il a été bouffé sous nos yeux ! Et Marc est mort aussi ! Comment veut-tu qu’on réagisse à ça ? Qu’on laisse passer sans rien faire ?! finit par exploser Stellaire. Tous se tournèrent vers elle, incrédules. La jeune fille était sûrement la plus douce et la plus gentille du groupe. Ses joues se colorèrent de rouge de honte.

Alice ne cria pas. Mais quand elle prit la parole, tous pouvaient sentir l’intonation dangereuse de sa voix :

- Ce n’est que le début. Si je ne m’étais pas bougé les fesses pour venir vous sauver, vous auriez subit le même sort que ce pauvre Adrien. Et, dans le pire des cas, vous seriez condamnés à errer sans but. Assoiffés de sang et de chair ! Est-ce vraiment cela que vous voulez ? Si vous êtes infectés, vous allez devenir comme eux. Et vous allez tuer vos amis. Et vous y réussirez. Ma mission est de récupérer le plus de survivants possible. J’ai été chargée de ce secteur, mais tous étaient déjà morts. Cela se propage à une vitesse folle. Je dois vous conduire tous dans la mesure du possible aux portes avant le lever du soleil. D’ici là, certains d’entre vous seront morts, peut être ! Mais quoi qu’il en soit, vous devez vous battre. Pour vos vies, pour celles des autres. Adrien l’a compris en se sacrifiant pour Myrilys. Vous devez vous battre ! Quitte à même devoir tuer.

Ses paroles firent mouche.

- Mais… on ne sommes pas entrainés comme vous, nous… dit Stellaire d’une petite voix.

- C’est instinctif, tu sais, la survie, répondit Alice, radoucie.

- Madame ! demanda Mytic d’une voix forte.

- On est pas au lycée, crétine, appelle moi Alice.

- Et si…

- Je finissais mes phrases ? sourit Alice, sadique.

- Si vous me coupez, aussi… fit d’un air boudeur l’ainée des Lutwig.

- Eh bien fait ta réplique et on se casse, on à pas tout le temps.

- Et si… Cette infection, comme vous dites, était causée par un… produit de beauté ? Ou quelque chose comme ça ? Une vaporisation, et ça vous transforme…

- Regenerate, compris Yanathos. Cependant, il se ressaisit très vite : « Non, c’est impossible ! Umbrella Corp. Ne peux pas être coupable de tout cela, c’est ridicule !

Plus de la moitié des élèves étaient d’accord avec lui.

- Hm… Bien trouvé ! Mais Regenerate n’est même pas encore entré sur le marché. Hypothèse rejetée, donc. Aller, on bouge avant que –

Il y eut un horrible bruit de ferraille, puis le craquement sinistre d’un corps qu’on brise. Un cri, puis un bruit de liquide suivit de plusieurs choses plus grosses qui tombent sur le sol.

<<Comment, oui, comment une telle horreur pouvait-elle avoir été crée sur Terre ?>>

- Crap… fit Shenga tandis que des cris dégoutés retentissaient. Mais qu’était-ce cette… pouvait-on seulement la qualifier de bête ? Elle avait pourtant une silhouette humaine. Cependant, elle n’était pas humaine. Aucune peau ne couvrait ses muscles tendus, elle avait des griffes démesurées, déjà couvertes de sang. Sa sorte de visage n’était pas visible, mais son cerveau, bien visible. Elle suintait de sang, de la bave mêlée à un liquide rouge coulait de ses… lèvres ? On voyait sa colonne vertébrale pointue ressortir de son dos. Il restait un peu de peau sur ses griffes. Sur sa bouche s’ouvrait des dents énormes, rougies d’hémoglobine, et surtout, sa langue, sa langue était étirable, très grande, trop grande. La Bête (elle mérite sa majuscule) était accrochée à un mur, avec ses griffes. Elle grogna en apercevant les humains qui reculaient déjà, trop effrayés pour parler.

- A Licker ! Run away, now ! dit Alice, s’oubliant momentanément, et commençant à parler anglais. Si les élèves n’étaient pas anglophones, ils saisirent l’essentiel du message : on va tous crever, alors il faut courir.
Ils piquèrent alors le plus beau sprint de leur vie, se ruant vers le hall. Le licker les suivit, ses griffes déchirant le mur de pierre au fur et à mesure. Il arriva rapidement à leur hauteur, mais se mit à zigzaguer, ne savant pas vers qui aller. La langue passa à un cheveu de Julien, Kevin et Bobby. Cependant, le licker réussit à faucher Shiru. La rousse crut sa dernière heure arrivée quand une patte griffue surgit vers elle. Deux balles passèrent juste au dessus de sa tête et défoncèrent la porte du bureau du cpe. Alice se tenait devant l’entrée bouchée, faisant tourner les canons fumants dans ses mains.

- Hé mon gros ! C’est par là que ça se passe ! hurla-elle, largement moqueuse – et suicidaire. Elle se donna une grosse tape sur les fesses :

- Regarde, de la bonne chair, sugar ! damn, my ass…

Et la bébéte tomba dans le piège, courant après la femme. Il prit de l’élan, et s’élança sur elle, toutes griffes dehors. Alors qu’ils s’attendaient à la voir se faire éclater sa google, pour citer Kevin, elle s’allongea à terre au dernier moment. Et le Licker traversa littéralement le mur de plusieurs épaisseurs de béton, d’acier, renforcé par les défenses de l’école, pulvérisant au passage, notons-le, le portrait de Nicolas Sarkozy (pardon, c’était trop tentant), laissant un très joli trou dans sa tête agrandie dans le cadre photo. A pu Licker,a pu président, a pu mur, ils pouvaient enfin sortir ! Cette information clignota dans leurs esprits, puis ils poussèrent des cris de joie et de victoire. Alice se releva, un large sourire sur ses lèvres. Et la scène suivante se passa au ralentit. Ils virent l’immense langue surgir de nulle part, tourner autour du cou d’Alice, l’agripper fermement, la femme tenter de s’en défaire… Et elle bascula par dessus le grand trou, une main essayant d’écarter la sorte de tentacule visqueuse, la main tendue vers eux. Son revolver tomba à terre. Toutes leurs voix se muèrent alors en un seul cri de détresse :

- ALICE !


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MessageSujet: Re: We Are Next Generation    Sam 28 Avr - 23:42

Chapitre 7 : Zoobification


Stellaire ramassa en tremblant le gun d’Alice. Avec précautions, elle tourna l’arme. Il restait une seule balle. Elle le rangea dans la poche de son jean. Maintenant que la femme n’était plus là, elle avait peur, énormément peur. Elle courrut rejoindre les autres qui étaient passés au dehors du trou. Il faisait froid. Ils se serraient les uns contre les autres, affligés. Alice est vaincue. Alice est partie. Alice est morte. Ces trois phrases tournaient dans leurs têtes sans cesse, mais ils ne voulaient pas y croire.

- J’ai été c*n… fit Yanathos.

- Heureuse que tu t’en rendes enfin compte, souffla Shenga.

- Elle n’aurait pas voulu qu’on reste à se lamenter. On se bouge. On va aller jusqu’aux portes, et nous lui rendrons hommage après.
Quasiment tous avaient murmurés cette phrase en même temps. Ils se regardèrent. Ils étaient enfin un groupe soudé.

- Et si il y a un zombie, eh bah on lui casse la google ! déclara alors Jennifer.

Théo fit mine de vouloir l’assommer :

- Tu casses l’ambiance, là.

… Très… soudé… heu… oui.


Ils avançaient silencieusement (« AAAH ! Ha non, c’est un rocher. ») dans Paris, leurs sens à l’affut plus que jamais. Puisqu’Alice n’était plus là, ils allaient devoir se débrouiller tous seuls. Seuls. Certains semblaient ne pas y croire. Ils avaient cru à une pure blague, des caméras cachés, même ! Mais la mort de leurs amis était belle et bien réelle. Cassandra était à nouveau prise de vomissements. Des sanglots résonnaient de temps à autre. Alors, chacun passait un bras autour des épaules de l’autre. Peu importe les différences de classe, peu importe si ils étaient des filles ou des garçons. Ils devaient survivre. Alors, chacun soutenait l’autre. Alors chacun séchait les larmes de l’autre.

Survivre. Survivre. Cet unique mot tournait dans leurs têtes. Sauver leur peau. S’enfuir, vivre coute que coute. Aucun mort vivant ne s’imposa à eux, à part un seul, qu’ils évitèrent très facilement, vu sa lenteur à avancer. Malgré tout, gros coup de flippe. Il faisait noir, ils trébuchaient de temps à autre. Ils eurent même le droit de rire, chose très rare maintenant, quand Kairi heurta de plein fouet un poteau.

- On est ou, là ? demanda Julien en voyant une grande grille ouverte.

- Peut être aux portes ?

- Impossible, c’est pas un truc minable comme ça. Mais on est pas trop loin, à mon avis… De ce que nous avait indiqué Alice.

Des hurlements les sortirent de leur ‘rêverie’. Aussitôt, ils urent tous l’excellente idée de se réfugier derrière la grande grille. Ils la refermèrent tant bien que mal, tout en la faisant grincer. Ils s’avencerent un peu plus.

- Je connais cet endroit… murmura Kairi. Un flot de souveris oublié la frappa de plein fouet. Elle avait 4 ans, et elle était avec ses parents au…

- Le zoo de vincennes, mais bien sur, souffla-elle. Elle prit aussitôt la tête du groupe :

- Venez ! Les portes sont…

Ils s’arrêtèrent devant devant un espace de bâtiments aux vitres brisées. Un liquide noir – du sang, ils ne voulaient pas l’admettre- recouvrait les murs. Des éclats de verre trainaient par terre, et une odeur putride s’en dégageait.

<< V I V A R I U M >>


- Uh-oh. On à un petit problème, là, dit lentement Myrilys en blêmissant. Elle détestait les serpents. Encore moins quand ils étaient en liberté. Un grand cri déchira alors l’atmosphère. Le sol se mit à trembler légèrement.

- Éléphant droit dev… heiiiiiiin ?

Le pachyderme barrit une nouvelle fois, pulvérisa des installations vides à l’aide de ses défenses et leur jeta un sale regard. Un regard bleu glacé, cerclé de rouge à la pupille quasi-verticale. Éléphant infecté droit devant. Oups.
< Insérez cette musique ô combien débile en fond musical.>
Une demie seconde plus tard, ils se mettaient à hurler en courant, ou à courir en hurlant, comme vous voulez.
La vie est merveilleuse. Vous vous dites que vous en profitez à 100% quand un éléphant vous poursuit à travers un zoo gigantesque, en pleine nuit, avec tous les animaux en libertés et zombifiés.
Ils arrivèrent à une incertion, et se séparèrent. Pour faire simple :

- 4 prirent à gauche
- 1 prit à droite
- 1 alla droit devant
- 1 se mangea un poteau en pleine figure et réussit à zigzaguer on ne sait ou.
- le reste s’éparpilla dans tout le zoo.

C’est vraiment génial (cf joueur du grenier) !


Julien courait, courait, courait sans savoir ou il allait. Il avait l’impression d’avoir le corps en feu. La peur coulait dans ses veines, faisait battre son cœur vite, beaucoup trop vite. Il s’arrêta brusquement, cherchant à reprendre son souffle. Un point de côté le plia en deux. Il n’avait jamais courru aussi vite de sa vie. Une sueur froide coulait de son front jusqu'à son dos. Un bruit le fit sursauter.

- Qui est là ? gémit-il. Il ramassa une grosse branche tombée par terre. Il y eut un grondement dans la pénombre. Pas lourds. Crissements. Soudain, le garçon buta contre un gros rocher. Il eut le temps de lire :

- enclos des…

Mais il n’eut pas le temps d’hurler. Une patte griffue s’abattit sur sa nuque. Et résonna alors un craquement sinistre.





- Vous avez entendu ? chuchota Shenga. Les quatre autres opinèrent du chef silencieusement. Le plus discrètement possible, ils allèrent jusqu'à l’enclos. Et durent se retenir d’hurler. Julien. Étendu raide mort, la nuque broyée. Sur son visage s’étalait une dernière expression d’intense terreur. Il y eut un nouveau grondement.

- Ok. Il ne nous reste qu’une seule chose à faire. Souffla Myrilys.

- Tout ce que tu veux, répondit Claire.

- Prendre la fuite.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Ils détalèrent comme des lapins, sans savoir que, dans l’ombre, leur prédateur, les yeux luisants, les avait vu partir…

En chemin, les doués, appelons les comme ça, tombèrent sur le reste du groupe, dont Bobby qui avait une grosse bosse sur le front, séquelle du réverbère qu’il avait heurté. Mais manquait une seule personne.

- Jennifer, b*rdel… soupira Théo.

Revenons donc à la concernée. Elle était seule, elle aussi. Ses escarpins crissèrent quand ils entrèrent en contact avec du verre brisé. Un éclat se ficha dans son mollet. Elle jura royalement. Et heurta quelque chose de dur, tombant à la renverse. Elle se mit à crier de rage pour son beau jean sali, mais s’arrêta vite. Elle avait trébuché sur un cadavre. Un gardien du zoo, surement. Sa main était encore crispée sur une lampe torche. Son visage était couvert de marques, sa face rougie par le sang. Un peu plus loin, il y avait un autre homme. Lacéré, vidé de son sang de part en parts, ses intestins trainaient sur le sol. Jennifer se plaqua une main sur la bouche pour éviter de vomir et de crier. Une larme roula sur sa joue.

- Je veux rentrer… gémit-elle, ayant tout perdu de sa superbe wesh attitude. Elle n’était plus qu’une enfant perdue. Une enfant sans défences… Quelque chose agrippa son poignet et elle hurla. Une main décharnée. Le cadavre sur lequel elle était tombée était revenu à la vie. Le zombi la considéra de ses yeux éclatés. Et ouvrit la bouche pour la mordre. On dit que notre cerveau commande nos gestes sans même qu’on le sache. Eh bien là, l’instinct de survie prit le dessus sur la jeune fille. Agile comme un chat, elle se dégagea vivement, lui flanqua un coup d’escarpin dans le visage et prit la fuite. Des sifflements résonnèrent autour d’elle. Elle gémit de nouveau et se mit à implorer tous les dieux qu’elle connaissait. Elle savait ce qui avait causé la mort de tous ces pauvres gens…


- Ha, Jenni ! Tu es enfin là !

La jeune fille courait vers eux à en perdre haleine.

- Fuyez ! cria-elle. Des larmes de peur coulaient sur ses joues. L’adrénaline déferla à nouveau dans leurs veines, et de nouveau, cette peur stupide les figea sur place. Et recommença le cauchemar. Un grand boa constrictor apparut derrière elle, mécontent d’avoir été dérangé. Il siffla dangereusement, infecté lui aussi. Et son corps s’enroula autour de Jennifer. Elle se mit à hurler alors qu’il s’enserrait. Elle vomit, la queue s’enroula autour de son cou puis de sa tête. La jeune fille commença à s’étouffer. De sa bouche se mit à sortir du sang rejeté de sa poitrine comprimée. Sa main se tendit vers eux, suppliante. Ils virent les petits vaisseaux présents dans ses yeux éclater, les noyant de sang. Ses cris et sanglots commencèrent à s’atténuer, jusqu'à devenir inaudibles. Elle rendit alors son dernier soupir, alors que tous les os de son torse craquaient.

Ce bruit horrible les sortit de leur torpeur. Ils se mirent à courir tandis que le serpent commençait son repas. Ils devaient continuer, arriver jusqu’aux portes, se relever coute que coute… Cela devenait plus difficile à chaque pas. Leurs espoirs d’y parvenir tous vivants disparaissaient un peu plus au fur à et à mesure que passait le temps. Deux d’entre eux étaient morts, encore…

<< Tout à viré au cauchemar en seulement quelques secondes. >>

Des grognements, encore des grondements. Ils arrivèrent au centre du zoo. Et faillirent se faire déchiqueter, si certains de leurs camarades ne les avaient pas ramenés vers eux à temps.
Ils se serraient les uns contre les autres, terrifiés. Un lion et des lionnes avançaient vers eux, de façon à les piéger en formant un cercle. Leurs crocs luisaient dans la nuit, de même que leurs yeux rendus bleu glace par l’infection. Leurs griffes crissaient sur le sol, rougies de sang.

- Cette fois… c’est la fin. Dit Yanathos.


Important : Les chapitres 8 et 9 auront uniquement l’action. Toutes les révélations seront au chapitre 10, qui clôtura cette première partie. Merci.

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MessageSujet: Re: We Are Next Generation    Jeu 5 Juil - 0:33

Chapitre 8 : Aux portes de l’enfer (note : chapitre court car transition)

- Cette fois… c’est la fin. Dit Yanathos.

Les lionnes grondèrent, comme un écho stupide à ses paroles. Les crocs luisant dans la nuit, elles s’avancèrent, resserrant un peu plus le cercle. Shenga avait les larmes aux yeux. Elle n’aurait jamais cru que sa vie se finirait ainsi. Elle voulait continuer à vivre, elle ! Elle ne voulait pas mourir ! Elle voulait enfin faire ses études de médecine, se marier, avoir des enfants, et mourir très vieille, sans aucune douleur… Pourquoi cela devait-il en être ainsi ? Elle n’avait même pas dit au revoir à ses parents… Sa main agrippa la plus proche qu’elle trouvait. Une main moite et tremblante, d’ailleurs. Son rythme cardiaque s’accélérait. Le sang battait à ses tempes. Les liens grondaient, excités par le tas de chair fraiche qu’ils avaient devant eux. C’est alors que Shenga, malgré son horreur absolue, eut une idée. Elle se baissa lentement, se retenant d’hurler et de gémir. Si elle avait raison… Elle ramassa un petit caillou au sol. Elle voulait survire, alors, elle allait survivre. Elle ferrait comme Alice, elle se battrait démesurément, jusqu’au moment ou elle ne pourrait plusrésister. Pas question de se laisser mourir ainsi ! Elle lança le caillou, qui roula un peu plus loin. Une lionne gronda à nouveau et sa tête se tourna directement vers la misérable petite pierre. Ses longues moustaches flairaient le sol. Et Shenga compris que son hypothèse s’était avérée juste. Leurs yeux complètement blancs, leurs pas feutrés, leur tête au ras du sol…

- Ils sont aveugles ! Ils ne se repèrent qu’au toucher et aux bruits ! chuchota précipitamment Shenga. Elle saisit un morceau de métal qui trainait par terre, et se mit à taper furieusement sur le sol. Les autres sortirent de leur torpeur, et prirent tout ce qui leur tombait sous la main pour taper n’importe ou. Les félins s’étaient arrêtés et reniflaient partout, désarçonnés. Leurs têtes ne cessaient de s’agiter n’importe ou, ils ne savaient plus au donner de la tête, littéralement.
Cependant… Un lion, grondant, continuait d’avancer. Shenga hurla alors :

- Dispersez vous !

Ils plongèrent sur le côté, évitant de justesse la patte griffue. Mais ils ne pouvaient pas continuer à faire du bruit et esquiver en même temps les charges du félin. Ils allaient finir par y passer. C’est alors qu’une masse rousse bondit au devant du lion. C’était Shiru, qui sortit de sa botte un couteau. Avec un hurlement, la rouquine tenta d’enfoncer la lame dans le cou du lion, se baissa à temps pour éviter un coup de griffe qui lui trancha quelques cheveux. Le lion se dressa sur ses pattes arrières, et la jeune fille saisit cette occasion inestimable. Elle plongea contre le félin. Il y eut une giclée de sang alors que le lion s’effondrait sur elle. Le temps sembla alors s’arrêter. Le corps du lion roula sur le côté, la gorge déchirée. Mort. Shiru se relevait, du sang sur le ventre, mais le sourire aux lèvres. Les cris de joie se transformèrent alors en hurlements de terreur. Une lionne se jetait sur la rousse, qui ne pouvait plus se défendre. Tétanisée, elle ferma les yeux et bascula en arrière dans une tentative vaine de s’enfuir. Il y eut un claquement, et le félin recula en gémissant. Une détonation plus une balle dans la tête achevèrent la lionne. Autres claquements. Les lionnes reculèrent. Alice. Alice, une sorte de… langue… géante dégoulinante de sang à la main s’en servait comme fouet.

- Prenez la sortie de secours vite, dit la survivante. Elle était dans un état épouvantable. Elle dégoulinait de sang, et son haut en résille était déchiré. Les gamins s’exécutèrent et se retrouvèrent vite dehors. Alice courait à leur suite, tirant derrière elle. Elle arriva à leur hauteur et ferma la porte blindée à temps. Les félins grattaient furieusement contre l’acier.

- Il faut qu’on bouge, on se grouille !! Aux portes, vite !!

Ils recommencèrent à courir, n’en revenant pas du retour de leur sauveuse.

- Alice… commença Yanathos.

- Ferme-là et cours, le coupa Alice, l’air paniquée pour la première fois depuis qu’ils l’avaient rencontrée. Elle lança la langue au hasard sur un lampadaire, et tous purent voir qu’elle avait laissé son sac de sport pour une étrange mallette. Mytic réclama alors un stop.

- Quoi encore ?

La lycéenne montra du doigt Claire, Marina et Cassandra. Les jumelles peinaient à suivre le rythme à cause de leur bras, et Cassandra pleurait silencieusement de douleur. Elle avait l’épaule ruisselante de sang et ouverte à vif. La jeune fille plia sec et vomit. Stellaire lui frottait le dos en lui murmurant des paroles de réconfort.

- Alice, ton pouce… bafouilla Yanathos. Le pouce de la miraculée était retourné et tordu dans un angle impossible à reproduire.

- Ha, oui, fit la jeune femme en le remettant en place dans un craquement sinistre, l’air de ne pas plus s’en soucier que ça.

- Bon, cette fois-çi on veut des explications claires et nettes ! J’en ai marre de tous ces mystères ! Qu’est-ce qui se passe dans cette ville, nom de dieu ?!

La seule adulte présente ferma lentement les yeux. Quand elle les rouvrit, elle composa un code sur le clavier inséré sur la mallette. Laquelle s’ouvrit, dévoilant plusieurs tubes séparés par deux sortes de pistolets ultramodernes. D’un côté, le liquide contenu dans les tubes était d’un bleu éclatant, de l’autre il était vert pomme. Alice désigna alors les tubes bleus.

- Ceci est le Virus T ou T-Virus. C’est la découverte majeure de cette époque. Quand nous mourrons, les cellules continuent à se développer pendant quelques infirmes minutes. Les cheveux et les ongles poussent. Le Virus T permet de rendre définitivement actives les cellules. Cependant, ils ne reviennent pas à la vie pour autant. Ces morts-vivants sont constamment soumis à un désir élémentaire. Celui de se nourrir. Ils sont attirés comme des guêpes par le sucre, mais par l’ADN frais. Autrement dit, par les tissus vivants. Le temps d’incubation est variable. Il peut passer par l’eau, l’air, ou le sang. Une seule égratignure, une morsure de ceux qui sont déjà infectés suffit à vous faire devenir l’un des leurs, indirectement, jusqu'à ce que les cellules T vous rongent entièrement. Une dose trop forte dans l’air, par un conduit d’aération par exemple, vous contamine directement. Ce qui à du arriver à cet… Anthony et à votre professeur.

- Mais… tu as été griffée par le mi lapin mi humain, non ? dit Tenebriis.

- J’y viens. Les tubes verts sont du daylight, autrement dit, le processus inversé, l’antivirus. Nous pensons qu’un tube de T-Virus à été accidentellement brisé, répandant sa mortalité dans toute la ville. Certains quartiers on été plus touchés que d’autres, contaminant directement certaines personnes, qui contaminèrent les autres à leur tour… Un cercle vicieux qui se referme. – Alice tapota alors sur une montre tactile accrochée à son poignet qu’ils venaient de remarquer. Un hologramme s’afficha alors, leur montrant le périmètre et leurs corps via résolution thermique. Un diagramme s’afficha, avec à côté marqué T-Virus : atmosphère virale : 12 %. Soudain, l’hologramme « réagit » et se dirigea vers trois personnes. Claire, Marina et Cassandra. Une alerte rouge clignota alors :
WARNING BIOHAZARD, une tête de mort affichée juste à côté. Alice tapota de nouveau, et un compte à rebours s’afficha sur l’écran plat, marquant 0 : 31 mn- Ils vont prendre toutes les précautions nécessaires pour ne pas laisser l’infection s’échapper de Paris…

Elle marqua un temps, comme si prononcer ces mots lui déchirait la gorge.

- Ils vont envoyer un missile. D’ici une demie heure, dès l’aube, Paris ne sera plus qu’un tas de débris et de cendres. Personne n’y survivra, ni le virus, ni les infectés. Ce sera camouflé par une explosion nucléaire d’une centrale, voilà tout.

- Seigneur… murmura Myrilys en prenant sa tête dans ses mains.

- Et… Pas de moyen de s’échapper. Nous sommes pris au piège, dit amèrement Kairi, la voix tremblante. Alice reprit alors la parole, le ton dur :

- Les portes ont été fermées, personne n’est autorisé à sortir ou entrer. Cependant, j’ai un contact qui peut nous emmener en lieu sûr. Dès maintenant, on à –elle regarda sa montre- moins d’une demie heure pour arriver aux portes. Nous sommes tout prêt. On va y arriver. Mais avant, je vais injecter l’antivirus à ceux qui se sont fait mordre. Claire, Marina, mieux vaut commencer par vous, vos blessures sont sérieuses. Les deux jeunes filles firent alors non de la tête et désignèrent Cassandra. La collégienne était pâle comme la mort. Des larmes coulaient silencieusement sur ses joues. Ses yeux étaient grand ouverts si quelque chose qu’elle seule voyait. Elle était infectée. Cet unique mot résonnait dans sa tête. Alice prit un des sortes de pistolets, y inséra un tube de daylight. La pointe était en forme de seringue.

- Après tout ce temps, je ne garantis rien… murmura-elle, sincèrement désolée. Elle releva une des manches de Cassandra, chercha une de ses veines, y enfonça le bout de la seringue. Le liquide vert se déversa dans le sang de la jeune fille.

- Bon, Claire, Marina, c’est votre tour mainten…
Il y eut alors une gigantesque explosion. Quand ils sortirent de leur torpeur, des flammes ravageaient tout sur leur passage. Elles s’avançaient vers eux. Des grondements retentirent. Les morts-vivants étaient là. Et les portes si proches.

- … Courez ! hurla Alice.

Le compte à rebours à commencé…

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MessageSujet: Re: We Are Next Generation    Sam 4 Aoû - 2:15

Chapitre 9 : Help us

It's the end of the world as we know it…

C’était la fin, leur fin, alors pourquoi ils ne s’arrêtaient pas de courir ? À quoi servait de s’enfuir vers cet « espoir » alors que tout autour d’eux régnait la désolation ? Pourquoi continuer alors que vous savez que tout est perdu ? Pourquoi ne pas se laisser tomber, s’endormir à jamais, fermer les yeux sur ce monde une bonne fois pour toutes ? Abandonner était un mot ô combien tentant en cet instant. Plus que jamais. Mais l’être humain à cet instinct de survie à tout prix. De s’accrocher à la vie, sans aucun espoir dans le cœur, dans cet instant d’apocalypse. Déraper, tomber, s’écorcher, tout cela n’avait plus d’importance. Peu importe la douleur, ils devaient tenter de sauver leur peau une dernière fois, après tout ? Revoir le soleil se lever, faire entrer du dioxygène dans ses poumons et rejeter du dioxyde de carbone, pourquoi pas ? Et c’est ce désespoir qui les poussa à survivre. On dit que dans les derniers instants, toute notre vie défile devant nos yeux. Ouais, ben on dira ce qu’on voudra, mais ce n’est pas pratique pour courir.
Surtout quand vous avez une bande de zombies à vos trousses. Plus un incendie.

Coralie gémissait doucement. Les flammes la rattrapaient, les autres la devançaient. Merdemerdemerdemerdemerdemerdebordelmerdemerde, pensait-elle dans sa course endiablée. Là, elle avait l’impression d’être dans un film d’horreur. Un mauvais film d’horreur. Et pour continuer avec l’ironie du cinéma, elle n’était pas Spirit. Pas bon. Pas bon du tout. Les flammes lui léchaient aux jambes. Elle accéléra. Souffle perdu. Elle avait l’impression que son cœur allait exploser. Elle gémit. Vite, sinon elle allait finir en kébab. Et tout bascula alors qu’elle trébuchait et se rétamait entre des débris. Son cri de douleur déchira l’atmosphère lourde alors qu’elle se consumait sur place. Sa chair brulait, laissant voir sa peau, ses muscles, ses tendons, ses nerfs. Ses mains se mirent à labourer la pierre alors qu’elle hurlait avec le peu de forces que le feu lui volait à chaque seconde. Ses veines éclataient sous la chaleur et le sang semblait fondre de son corps agonisant. Le hurlement mourût pour se transformer en râle tandis que son visage se consumait à son tour. Son cœur ne pouvait plus continuer, elle s’était vidée de son sang. L’oxygène manquait à son cerveau, Sa vue se troubla, brouilla. L’odeur de chair brulée lui remonta dans le nez. Le virus-T était incapable de réanimer quelque chose qui avait été brulé de cette sorte. Ce fut l’unique pensée de réconfort qu’elle eut. Et dans un ultime effort, elle essaya de sourire.
Cet unique cri resta à jamais gravé dans la mémoire des adolescents. Mais ils n’avaient pas le temps de penser à elle. Déjà, les flammes et la meute de morts-vivants se rapprochaient.

20 minutes.

Des grondements se faisaient entendre. Des immeubles s’effondraient à proximité, leur pierre agonisant sous les flammes. Le sol tremblait. Leur univers, l’endroit ou ils avaient grandi, s’écroulait.
La capitale s’effondrait, brulait, bref, toutes les belles choses d’un décor de fin du monde. Comment allaient-ils pouvoir s’en sortir ? Un tremblement plus fort que les autres les fit s’arrêter. Des cris résonnaient, mêlés à des sirènes de camions de pompiers qui tentaient vainement d’arrêter les flammes. C’est alors qu’un craquement sinistre, tout proche, se fit entendre. Un bruit du genre « si tu bouges pas tes fesses, tu vas finir écrasé comme une crêpe » (pour continuer sur les métaphores de bouffe, tiens…). Alice avait très bien compris. Elle jeta un coup d’œil angoissé à l’immeuble situé à quelques pas d’eux.

- Vite, il faut repartir ! Tout le monde derrière moi ! cria-elle alors qu’un nouveau craquement résonnait. Mais les gamins ne réagirent pas, trop choqués par la disparition de Coralie. Ils tournèrent tous leurs têtes vers l’immeuble. Le bâtiment était rongé par le feu. Et penchait dangereusement vers le sol. Les derniers morceaux de pierre cédaient un à un.

- Oh mer…de… filez ! hurla Alice. Le cri délia enfin leurs jambes alors que l’immeuble s’effondrait. Ils se retournèrent et ralentirent. Myrilys poussa un gémissement angoissé. Cédric n’était pas avec eux. Le garçon n’avait pas bougé, tétanisé. Son visage reflétait une terreur sans nom. Ce furent la dernière expression qu’ils eurent de lui. Une fraction de seconde après, environ 700 tonnes d’acier et de béton s’effondraient sur Cédric. Le sol se fissura sous l’impact et d’horribles bruits d’os brisés sèchement se firent entendre. Ils se mirent à tousser, une fumée blanche se répandit dans les airs, mêlée à la fumée noire de l’incendie. Les morts vivants escaladaient l’amas de pierre, regagnant du terrain. Ils durent courir à nouveau. Yanathos avait l’impression que sa cage thoracique était en feu et allait exploser. Un point de côté violent pliait Shiru en deux. Cassandra pleurait et trébuchait, la vision embuée. Malgré tout, Alice ne leur laissait aucun repos. Tyrannique, elle les poussait à bout. Mais elle était bien obligée. Si jamais ils s’arrêtaient, ils allaient tous se faire manger et bruler vifs. Elle voulait une mort originale, elle, comme s’ouvrir la tête sur un caillou ou s’étouffer en mangeant un steak, par exemple ! … Bon, elle avait une conception de l’originalité discutable. Mais elle ne voulait pas finir en steak grillé quand même (ndla : c’est pas bientôt fini toutes ces allusions à la bouffe ?! Voilà, j’ai faim maintenant.). Malgré tous leurs efforts, les zombies les rattrapaient. C’est qu’ils sont rapides, ces bouffons, pensa Tenebriis, incrédule.
Et l’horreur recommença. Un zombie attrapa Kairi par le bras et lui arracha un peu de la peau du coude. La jeune fille hurla de douleur et se débattit comme un beau diable pour se dégager. Une détonation plus tard, et c’en était fini du macchabé. Alice, un fusil à canon scié à la main, les yeux étincelants de rage se tenait un peu plus loin. Une légère fumée sortait de son arme et une forte odeur de poudre flottait.

- J’en ai marre de radoter, bougez votre anatomie à la fin ! maugréa-elle (Youpi. Après des allusions à la nourriture, c’est reparti pour le cinéma.).
Yanathos, malgré la gravité de la situation, sourit. C’est pourquoi il ne vit pas le mort vivant qui s’avançait derrière lui. Il s’écarta au dernier moment, mais le zombie eut le temps de le griffer. Alors qu’il reculait précipitamment vers Alice qui se fit un plaisir d’achever la créature, une seconde vague de macchabés arrivait.
Et pour la énième fois depuis le début de ce chapitre, ils se remirent à courir. Mais irrémédiablement, les zombies se rapprochaient trop. Si seulement ils pouvaient avoir du temps devant eux… du temps ! Une folle idée effleura en même temps deux jeunes filles. Elles se regardèrent. L’éclat dans les yeux de l’autre prouva aux deux qu’elles étaient parfaitement d’accord. Après tout, elles n’avaient plus rien à perdre. Ce serait certes douloureux, mais elles étaient déjà mortes, de toute façon ? Kevin se retourna et cria :

- Claire, Marina ! Courez, imbéciles !

Les jumelles étaient solidement crampées sur leurs pieds, et refusaient de bouger. Elles secouèrent négativement la tête.

- Courez, vous ! On vous donne du temps !

La horde se rapprochait, de plus en plus excitée par les deux êtres à sang chaud qui leur faisait obstacle.

- Revenez ! leur cria Bobby.

- Et à quoi ça nous servirait, hein ?

Le garçon, prêt à leur envoyer une réponse, se mordit finalement les lèvres. Plus que quelques pas. Claire attrapa le bras valide de sa jumelle et vice-versa.

- Prête, soeurette ? demanda Marina.

- Plus que jamais, souffla-elle.

Elles fermèrent les yeux, tremblantes. Des cris inhumains leur parvinrent aux oreilles et une douleur déchirante s’empara d’elles quelques secondes après. Elles pouvaient sentir le sang, chaud liquide poisseux, couler de tout leur corps. Leur chair était sauvagement arrachée, tous les morts vivants se battant pour avoir un peu à manger. Mais elles ne crièrent pas, bien décidées à accepter la douleur. Courage, se dirent-elle une dernière fois. Elles décédèrent à quelques secondes d’intervalles. Exactement comme à leur naissance.

La scène se passa comme dans un brouillard, aux yeux des autres. Les zombies ne leur prêtaient plus aucune attention, s’occupant de leur repas. Des gerbes de sang leur parvenaient, ruisselant sur le sol. Stellaire voulut crier mais aucun son ne sortit de sa bouche. Elle voulut s’élancer vers les morts-vivants, mais Alice, prévoyant leurs réactions, l’avait attrapée par la taille et la forçait à s’enfuir alors qu’elle bataillait vainement entre les bras de la jeune femme. Toujours immergés dans ce brouillard, ils s’enfuirent, leurs oreilles sifflantes, l’esprit ailleurs. Ils avaient obtenu du temps, du moins un peu, sur les zombies. Mais à quel prix ?

17 minutes.


Théo surveillait Charline du coin de l’œil. Même si ils manquaient de se faire tuer à chaque pas, il la trouvait plus belle que jamais. Il trouvait tout de beau en elle : ses boucles brunes qui rebondissaient sur ses épaules dans sa course. Même si son visage présentait des traces de suie, cela n’enlevait en rien les douces courbes de son visage, ses yeux verts étincelants. Elle le remarqua enfin et lui sourit, le genre de sourire que l’on veut rassurant, alors qu’on n’est même pas rassuré soi-même.

Il y eut un nouveau craquement. Et Théo, levât la tête, vit un échafaudage s’écrouler. Charline passait juste en dessous. Vous devinez la suite, j’espère. En bref : l’amour, ça rend c0n, donc… Théo se jeta sur Charline, et les deux s’engouffrèrent dans la porte d’entrée défoncée de l’immeuble sur lequel reposait l’échafaudage. Juste à temps, plusieurs de tonnes de ferraille s’abattaient dans un fracas assourdissant à l’endroit ou s’était tenue Charline quelques secondes plus tôt.

- Charline, Théo ! hurla Tenebriis. Alice lui prit le bras de force et la traina.

- On à pas le temps, ils doivent trouver un moyen de sortir tous seuls ! répondit la jeune femme.

- Mais… chuchota Tenebriis, abasourdie. Alice leur demandait d’abandonner leurs amis à leur sort ?

- Je suis désolée. Mais un jour ou l’autre, nous devons faire des sacrifices. Fit Alice, le visage fermé. Ce n’est pas hurler qui les ferra revenir. Aller, dépêchons nous !



Théo hoquetait. Et hurlait de toutes ses forces le prénom de ses amis. Il jeta un coup d’œil à Charline, qui se tenait le front, et lui dit :

- Ils vont venir nous chercher, ne t’inquiète pas.

Charline grimaça en retirant la main de son front. Couverte de sang. « Voilà qui va me gâcher le moment. » pensa-elle.

- Mais pourquoi ils ne viennent pas, pourquoi ? gémit Théo. Il regarda Charline, qui secoua négativement la tête, ayant compris avant lui.

- Non… souffla le jeune homme, Alice n’aurait pas fait ça ?!

- On doit s’en sortir tous seuls, à partir de maintenant, murmura la jeune fille. Des tonnes de barres de fer bloquaient la porte. La porte… La porte… elle était réduite en deux débris, des larges coupures présentes sur le bois. Des morceaux de… chair ? Elle recula, et faillit glisser. Il y avait une grosse flaque de sang sur le sol. Le mur en était couvert aussi. Et une odeur putride régnait, comme des cadavres en état de décomposition. Une porte défoncée, du sang et une odeur horrible.

- Théo, il faut partir d’ici immé…

La porte qu’il y avait sur son côté s’ouvrit alors violement sur des zombies hurlants. Charline poussa un cri de terreur et se précipita dans les escaliers. Théo la suivit, une hache trouvée dans la main. Les portes s’ouvraient toujours sur des morts-vivants. C’était un cauchemar insoutenable. Théo donnait des coups de hache à tous ceux qui osaient s’approcher trop près. Les escaliers semblaient interminables, et ils commençaient à perdre leur souffle. Enfin, ils arrivèrent sur le toit. La horde de macchabés hurlait, et ils bloquèrent la porte avec les moyens du bord. Charline avait la tête ouverte et le pied retourné sur le côté. Elle s’appuyait sur Théo. Ce dernier avait pris une porte dans l’œil et un gros coup au ventre. Ils étaient couverts de suie et de sang. Théo laissa tomber sa hache par terre, épuisé.

- De l’autre côté du toit, vite, siffla-il. Ils coururent du mieux qu’ils purent. Et reculèrent aussitôt. Un feu s’étalait sur toute une partie du toit. L’autre était libre, mais la porte était martelée de coups furieux. Leurs défenses de fortune cédaient une à une. Ils bloquèrent la porte avec la force qu’il leur restait. Charline avait les larmes aux yeux. Théo la regarda, ramassa la hache et bloqua la porte du mieux qu’il put. Il regarda une caisse qui trainait, et la posa au milieu de la partie du toit libre.

- Le feu va bientôt être là, et eux aussi. Dès que les flammes toucheront la caisse, ce sont des charges explosives, le toit explosera. Comme ça, ils ne nous aurons pas nous, lui dit-il. Charline hocha lentement la tête et ils se postèrent près du bord. Ils attendaient leurs derniers moments en silence. Ils avaient mal, horriblement mal. Tout allait se jouer dans une minute. Théo regarda alors Charline. Elle pleurait silencieusement.

- Charline… je dois te dire quelque chose, avant que…

Il laissa sa phrase en suspens, la gorge nouée. Ils allaient bientôt mourir, alors pourquoi cela était-il si dur à dire ? Elle avait levé la tête vers lui et le regarda attentivement.

- Je… je… t’…

Il s’aperçut que sa voix tremblait. Rah, foutue timidité ! Le feu était presque à la caisse et la porte allait céder.

- Moi aussi, le coupa-elle, Théo, moi aussi.

La porte céda alors. Et les flammes n’étaient plus qu’a un mètre de la caisse. Dans un dernier élan, ils s’étreignirent et s’embrassèrent à en perdre haleine. Rien d’autre n’importait que cet instant présent. L’instant d’après, l’explosion ébranlait tout Paris.

Pendant ce laps de temps, les choses s’étaient compliquées du côté des survivants. Des zombies, sortis de nulle part, les avaient pris en chasse. Par conséquent, Kevin et Bobby s’étaient retrouvés séparés du groupe. Et pourchassés par une bande de filles-zombies un poil trop rapide à leur gout.

- Si j’aurais su, j’aurais fait plus de sport, grogna Kevin en se défendant avec une branche de bois.

- Ah, je les vois, on peut les rattraper ! cria Bobby. Kevi détourna son attention quelques secondes pour regarder le petit groupe courir quelques mètres plus bas. Les portes étaient tellement près, cette fois ! Et les zombies mirent ces quelques secondes à profit pour mordre sauvagement les deux amis. Ils hurlèrent de terreur et de douleur mêlées. Kevin eut alors la présence d’esprit de pousser Bobby en bas, se dégageant des zombies. Le jeune garçon roula sur toute la pente. Des épines lui déchiraient la peau, des morceaux de verres s’enfoncèrent dans tout son corps. Il était mordu aux côtés et au niveau des poumons. Il se releva tant bien que mal, du sang coulant de sa bouche. En haut, Kevin le regardait une derrière fois. Bobby voulut lui crier de descendre, mais son meilleur ami se fit alors happer par les morts vivants. Il détourna le regard, douloureux, et se traina jusqu'à ses amis. Ses forces le quittaient. Sa vue se troublait, sa respiration se faisait difficile. Chaque inspiration était un supplice, l’expiration l’était encore plus. Il finit par s’effondrer, à quelque pas des survivants. Kairi le remarqua et se précipita sur lui. Il toussait, crachotant du sang. Elle souleva doucement sa tête et des larmes coulèrent sur ses joues en avisant son état.

- Kevin… mort… sauvé… il m’a… articula difficilement le garçon, touché par les larmes de son amie.

- Alice ! Il faut le soigner, vite ! hurla Kairi. Elle pleurait pour de bon, à présent. La jeune femme accourut, regarda les blessures de Bobby, puis eut une mine désolée.

- Nous ne pouvons plus rien faire pour lui, chuchota-elle doucement à Kairi. Cette dernière hurla.

- NON !

Ses sanglots redoublèrent. Bobby lui saisit la main, semblant vouloir lui dire quelque chose. Il s’immobilisa, poussa un dernier soupir. Il expira juste après, ses yeux se voilant. Sa main retomba mollement à ses côtés. Kairi ferma les yeux et se pencha sur le cadavre dont les dernières couleurs partaient. Elle l’embrassa sur le front et ferma les yeux du défunt avec douceur. Elle enleva son gilet et lui en couvrit le torse, afin de cacher les griffures et plaies béantes. Elle fit quelque pas vers les autres et se laissa tomber par terre. Sa tête tournait. Mytic vint la voir et lui frictionna le dos, essayant de se soustraire à la vue du cadavre.

9 minutes.

Alice tapotait à toute vitesse sur sa montre digitale, absorbée par le contenu de celle ci. Ils n’entendirent pas un bruit d’hélice qui se rapprochait. La plupart des gamins s’étaient assis par terre. Les zombies n’erreraient pas dans cette partie là de la ville. Seule Cassandra était debout, les yeux clos. Shenga, rouvrit les yeux et se leva, allant la voir. Ce mouvement attira l’attention des autres, sauf Alice.

- Hé, Cassy, tu vas bien… ?

La jeune fille, les yeux toujours fermés, tourna lentement la tête. Ses paupières se soulevèrent sur des yeux bleus glacés, animés d’une lueur sauvage. Elle cria, sa bouche se dévoilant sur des canines rougies par se sang de sa gencive mordue. Et se précipita sur Shenga pour la mordre. Non… Tout était fini, alors pourquoi cela devait-il se passer ainsi… Pourquoi ?
Le bruit de la détonation fendit l’air, de même que la balle, l’unique balle, qui l’atteignit en pleine tête. Le corps tomba lentement en arrière, majestueux, s’étalant lestement sur le sol, une unique trou au milieu du front, les yeux clos. Tous tournèrent leur regard vers Alice. Mais la jeune femme avait été interrompue dans son mouvement de sortir son arme, aussi abasourdie qu’eux. Alors, tous se tournèrent vers… Stellaire. La douce Stellaire, l’ancienne arme de Alice dans la main, le canon encore fumant. Le bras était encore tendu en direction de Cassandra. Son visage n’exprimait aucune expression. Le mouvement avait été instinctif. Tel que l’avait dit Alice. Puis, la jeune fille sembla sortir de sa torpeur, les regarda, laissa tomber son arme à terre et des larmes commencèrent à couler sur ses joues. Elle venait de tuer sa meilleure amie.
Presque simultanément, elle s’évanouit. Mytic se laissa choir à son côté. Les uns après les autres, ils craquèrent tous. La peur, le chagrin, toutes ces émotions des dernières heures prirent le dessus et ils cédèrent. Il y avait un bruit d’hélice qui se rapprochait. 5 minutes. Yanathos fut le dernier à perdre conscience. Juste avant de sombrer, les paroles d’une chanson lui revirent en tête. Il avait chantonné les premières notes pour se donner du courage, mais il avait oublié la suite… Ah, si, il s’en souvenait, maintenant.

- It's the end of the world as we know it… chuchota-il avant de s’effondrer, inconscient.

… and I feel fine…


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MessageSujet: Re: We Are Next Generation    Mar 7 Aoû - 21:01

Chapitre 10 : Sains et saufs… ?

Musique écoutée pendant l’écriture du chapitre : What about the place that we call home ? (We Are) – Ana Johnsson


Les couleurs dansaient devant ses yeux, une sensation d’engourdissement enserrait ses muscles tel un étau glacé. Kairi avait l’impression d’être sous l’eau. Sa vue était trouble, les voix résonnaient bizarrement à ses oreilles et elle avait l’impression qu’un liquide se déversait en elle. Ce n’était pas qu’une impression, d’ailleurs. Sitôt le liquide entré en contact avec son sang, sa nausée, la sensation d’instinct sauvage qui grandissait en elle et surtout, surtout son irrépressible besoin de manger disparurent. Sa vue revenait peu à peu, les couleurs se firent agressives, comme si sa rétine n’arrivait plus à imprimer la lumière. Elle ferma les yeux. Elle n’était donc pas morte puisqu’elle pensait qu’elle ne l’était pas, ce qui était tout à fait logique… euh, oui. Tiens, et si elle tentait de rouvrir les yeux, juste pour voir, rien qu’une fois, une toute petite fois ? Mais elle était tellement bien…
Sa curiosité finit par l’emporter. Comme dans film, sa vue se porta d’abord sur un plafond (elle était donc allongée), puis des gens qui s’activaient tout autour d’elle. Et enfin, ses deux parents. Leur expression anxieuse se transforma en sourires soulagés. Ils étaient à côté d’elle, son père lui tenant la main et sa mère lui caressant les cheveux. Cependant, Kairi se sentait troublée. Elle ne se souvenait que de descendre les escaliers avec Mme Hally, puis après, plus rien. Elle avait le sentiment d’avoir oublié quelque chose d’important, ce pourquoi elle se retrouvait ici, complètement groggy et sans aucun souvenir de ce qui s’était passé précédemment.

- Comment te sens-tu, ma chérie ? demanda sa mère, inquiète de voir sur le beau visage de sa fille une expression troublée.

- … bien, je crois… mais, je ne me souviens plus… qu’est-ce qui s’est passé ?

Ses parents en auraient été soulagés : elle avait vécu trop de choses terribles pour son age. Mais elle semblait si… désemparée de ne pas savoir ! Cela leur fit mal au cœur : comment aillaient ils pouvoir le lui annoncer ?

- C’est le choc, elle ne va pas tarder à se souvenir de tout, leur dit un infirmier qui passait près d’eux.

On l’avait débarrassée de ses vêtements couverts de crasse et troués, elle s’en souvenait, à présent. Elle portait une douce chemise blanche. Lentement, elle tourna un bras. Bien, elle n’était pas paralysée. C’était déjà ça. Son coudé était enflé, couvert de cloques rouges Une marque circulaire composée de petits points rouges détonait malgré tout. Elle porta l main à sa tête et toucha un bandage froid. Kairi fronça les sourcils. Une autre bribe de mémoire lui revenait. Des immeubles en feu. Elle était allongée sur une couverture, un duvet. Elle se redressa sur ses coudes, grimaça –l’un était encore douloureux- puis s’assit enfin.

- Ou sont… Bobby, Kev’, les autres ?

Ses parents échangèrent un regard triste. Elle le saisit et alors, un horrible doute s’empara d’elle.

- Je suis désolée, Kairi, mais…

Tout lui revient alors en tête. Lila basculant par la fenêtre. Marc transpercé verticalement, son corps se déchirant en deux parties. Le sol inondé de sang. Adrien mort. Jennifer morte. Julien mort. Et Théo, et Charline, et bobby, et Cassandra, et les autres. Morts. Tous morts. Tous ? Elle cru qu’elle allait s’évanouir à nouveau tant le choc était fort.

- Stell’, Shiru, Yan’, Mytic, Shenga, Tenebriis, Myrilys… compta-elle, lutant de toutes ses forces pour ne pas vomir. Elle décliqua enfin. Si elle avait été sauvée… alors… les autres…

- Oh mon dieu. Termina-elle. La seconde d’après, elle se relevait et s’élançait, cherchant frénétiquement du regard ses amis, ignorant ses parents et les glapissements outrés des gens qu’elle bousculait, lançant des « pardon » au hasard.

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Stellaire papillonna des yeux quelques instants. Le réveil s’annonçait dur. Elle ne savait pas du tout où elle était. Mais elle se souvenait de tout, absolument tout. Et le fait de ne trouver personne à ses côtés accentua sa panique qui était déjà à un niveau très élevé sur l’échelle de la flippe (merci Maliki). Elle appela faiblement :

- Mytic…

Personne ne se manifesta. Des gens étaient occupés à en soigner d’autres, et ne lui prêtaient aucune attention. Des familles étaient réunies, et cela lui brisa le cœur. Un manteau/cape était posé juste à côté d’elle et l’enfila et fut surprise par sa chaleur et douceur. Se mordant les lèvres, elle se mit à chercher parmi la masse de monde grouillante.

- Mytic ? Mytic ? Myyytic !

La jeune fille se fit bousculer. Elle tomba à terre, se retenant de pleurer. Elle essuya rageusement une larme traitresse qui lui avait échappé. Une main se posa alors sur son épaule, et elle rencontra un sourire qui lui fit du bien.

- Yan ?

Elle cria presque tant elle était contente de le voir.

- Ta sœur arrive, elle était paniquée quand elle à vu que tu n’étais plus là. Lui indiqua le jeune garçon. Il avait été griffé, et une compresse était appliquée dessus après que l’anti-virus lui ait été injecté.

- Ah… vous étiez ensemble ? répondit Stellaire. Elle fut surprise de ressentir un pincement de jalousie.

- On étaient allés voir ou étaient les autres, nous ne pensions pas que tu allais te réveiller tout de suite après.

Et ce fut sur ces dires qu’arriva un cyclone en pleine crise de protection fraternel (vous allez voir, dans deux minutes elles vont s’étrangler).
Mytic se jeta sur Stellaire et la pris dans ses bras, complètement au bord de la crise d’angoisse.

- Ça ne va pas de me faire des frayeurs pareilles, Stell ? s’écria l’ainée tandis que la cadette se laissait volontairement couler dans l’étreinte chaleureuse.

- J’ai cru que… J’ai cru que… balbutia la plus jeune.

Elle ne termina pas sa phrase. Rien que le fait d’y penser lui donnait la nausée. Elle n’était pas capable de dire « J’ai cru que tu étais morte avec les autres ». Des images d’une horreur sans nom lui revirent et elle ferma les yeux. Mytic lui frottait doucement le dos et Yanathos avait un air peiné. Lui, avait compris qu’ils ne pouvaient pas se permettre de porter leur deuil tout le temps.

- Nous devons retrouver les autres, et voir quel est l’endroit ou avons été enmenés.

Stellaire releva la tête et acquiesça lentement.
Un peu plus loin, Kairi les avait repérés et, folle de joie, débarqua e se jetant au cou de Stellaire et Mytic.
Maintenant, restait à trouver les autres.


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Myrilys se réveilla difficilement. Ses poumons étaient en feu, et elle avait un sacré mal de crâne. La vision complètement floue, elle avait du mal à respirer et retient un gémissement en se mettant sur ses coudes. Elle regretta d’avoir ouvert les yeux. Sa tête tournait. Un véritable lendemain de cuite, aurait dit sa mère. On lui mit alors un drôle d’objet dans la bouche, elle ne pouvait pas savoir ce que c’était mais elle était trop faible pour protester. Juste après, elle reçut une grande bouffée d’oxygène qui lui fit du bien et soulagea ses poumons. Elle respirait mieux, à présent, et pouvait ouvrir les yeux sans dommages, mais il y avait tout de même quelques flashs blancs. Regard à droite, personne. À gauche, perso… ah, si, Shiru. La jeune fille lui avait mis un masque à oxygène sur la bouche et le nez. Myrilys lui sourit faiblement.

- Tu as fait une crise d’angoisse dans ton sommeil, l’informa la rouquine en lui enlevant le masque.

- C’est possible ça ? blagua Myri, son esprit se réveillant totalement. Cependant, elle s’inquiétait de ne voir personne de sa famille à ses côtés.
Shiru avait surpris son regard et lui dit, compatissante :

- Il n’y avait personne à mon côté aussi, quand je me suis réveillée. Mais j’ai vu une infirmière glisser quelque chose dans ta poche.

- Ma poche ? dit-elle, constatant qu’elle portait des habits blancs auquels il n’y avait aucune poche. Son amie lui désigna une chaise juste à côté d’elle ou reposait, soignesement plié, la même sorte de manteau/cape que portait Stellaire. Prudent, elle chercha dans une des poches et trouva une petite clé usb, sur lequel était marqué « Milky c-30047 ». Elle interrogea Shiru du regard, qui secoua négativement la tête. Elle n’en avait pas eu, mais un manteau avait été posé pour elle aussi. Sans rien à l’intérieur. Cela la tracassait déjà de ne trouver sa mère et son frère nulle part. Elle s’en mordit les lèvres. L’arrivée de Shenga chassa ses pensées de plus en plus sombres.

- Dites, vous n’auriez pas vu Tenebriis ?



La concernée était encore dans les vapes. Dans la course contre la montre pour échapper à la mort, elle s’était ouvert le crâne mais ne l’avait pas senti. Ce n’était qu’après que la troupe soignante s’était rendue compte que elle faisait une hémorragie, heureusement enrayée à temps. Une vive lumière la réveilla. Des voix résonnaient en écho tout autour d’elle. Elle n’émergea pas directement, revivant tous les évènements passés avec lenteur. Une lampe torche testait la réaction de ses pupilles, et quelqu’un claqua des doigts près de ses oreilles. Elle tressaillit. Son cerveau se remit progressivement à fonctionner, chassant de toutes ses forces les souvenirs sanglants la hantant. Une envie incroyable de pleurer la prit, et elle éclata en sanglots au milieu d’hommes et de femmes l’ayant soignée désemparés. Elle sentait une sensation d’engourdissement à l’arrière de sa tête, ou trois points de suture lui avaient été posés.

- Allez chercher ses amis, ordonna un homme. Plus aucune pensée logique n’habitait son esprit. La douleur était trop forte. Elle finit par se calmer, les yeux rouges et les paupières mouillées. Elle se redressa, se sentant profondément lasse. Lentement, les autres survivants l’entourèrent, et l’aidèrent à se lever. Chacun apportait un peu de réconfort dans la peine de l’autre. Ils ne s’en doutaient pas, mais une profonde amitié les liait déjà. Ils étaient perdus dans la masse grouillante d’adultes. Une femme les remarqua enfin et leur dit doucement :

- Il faut aller dehors. On va nous dire ce qu’il s’est passé. C’est ce qu’on m’a dit.

- Et ou se situe la sortie, s’il vous plait ? répondit poliment Yanathos, s’improvisant comme meneur. La femme leur désigna un endroit. Son sourire était nerveux, tendu, cependant. Un éclat d’inquiétude luisait dans ses prunelles marron.
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Le petit groupe de survivants s’avança, incertain. Dehors, des adultes, majoritairement, se massaient devant un monument aux morts gigantesque, le plus grand qu’ils eurent jamais vu. Transparent, numérique, chaque nom des victimes y était inscrit, le tout sur une longueur d’environ trois mètres. Et la liste ne cessait de s’allonger, le nom de milliers de victimes s’inscrivant à la seconde.
Des familles détruites se trouvaient devant. L’atmosphère était lourde de deuil. Des pleurs se faisaient entendre, tantôt bruyants, tantôt sanglots étouffés.
Des cadavres, confirmés non-infectés, reposaient au devant, des linceuls protecteurs les recouvrant, mais leurs traits étaient identifiables.
Myrilys tomba à genoux devant l’un d’eux. Sa sœur y reposait. Shiru regardait fixement le monument numérique. Sa mère venait d’y être affichée. Sa mère, l’unique famille qui lui restait. Des larmes silencieuses roulèrent sur ses joues alors qu’elle réalisait qu’elle était à présent orpheline.
Lentement, le petit groupe l’entoura avec Myrilys, comme un cocon protecteur. Toute animosité envers la rouquine était oubliée. Détruite. Détruite avec Paris. Mytic tomba à genoux, animées de sanglots. L’endroit qu’elle avait toujours connu, ou elle pensait être en sureté était détruit. Mort, avec des millions de gens vivant dans la capitale. Stellaire frottait le dos de sa sœur avec douceur, tandis que l’ainée fournissait un effort effroyable pour ne pas hurler à l’injustice et sa douleur. Une très jolie femme s’approcha alors. Ses cheveux blonds agrémentés de splendides reflets roux et marron cascadaient dans son dos jusqu'à ses cuisses. Elle avait les yeux bleus profond, presque électriques, deux lacs profonds ou luisaient une sauvage étincelle jaune. Elle se pencha et enfonça une seringue dans l’avant bras de Mytic. La jeune fille tomba alors dans les bras de sa sœur, le regard fixé sur un point invisible.

- C’est un calmant, un anesthésiant assez puissant pour lui faire oublier la douleur pendant quelques instants. Elle y survivra.

Stellaire hocha mécaniquement la tête alors que l’inconnue se dirigeait vers la femme qu’ils avaient rencontrés quelques minutes plus tôt, prostrée sur le corps de son fils, refusait toute parole et hurlait à n’en plus finir. La cadette Lutwig redressa la tête de sa grande sœur sur son épaule. Elle ne devait pas céder au chagrin, elle ne devait pas… céder… au chagrin… Des bras l’entourèrent alors et elle se sentit basculer contre quelqu’un.

- Laisse toi aller… tu as bien le droit… chuchota la voix de Yanathos à son oreille. Elle ferma les yeux et revit Cassandra et Lila. Ce jour ou elle était entrée au collège, ce jour ou elles étaient devenues meilleures amies, unies par une amitié qu’elles croyaient indestrucible… Une larme perla sur sa joue.

- Comment osez vous faire un câlin sans moi… dit d’une voix encore hachée de pleurs Shiru, qui se cala contre Stellaire. Myrilys la rejoignit et après un instant d’hésitation, tous les 8 se serraient les uns contre les autres.

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Des rumeurs, murmures, parcouraient la foule, enflaient. Jusqu'à ce qu’un silence de mort s’installa brusquement. Yanathos redressa la tête. Qu’est-ce qui avait causé cela ? Il eut la réponse en voyant que tout le monde avait la tête levée vers quelque chose au dessus du monument. Cette chose, c’était deux personnes. Un homme et une femme. Ils étaient enveloppés dans des sortes de grands manteaux noirs qui luisaient légèrement au gré des reflets du soleil, masquant leurs habits. L’homme avait des cheveux blonds soigneusement lissés en arrière. La femme était légèrement plus petite que lui et avait de longs cheveux noirs aux reflets aubrun et dorés. Il était impossible de distinguer leurs yeux de là ou ils étaient.

« J’imagine que vous savez tous ce qui s’est passé il y a un jour de cela. Vous êtes une centaine à avoir survécu à ce qui était un signe précurseur à ce qui attend la planète. Commença l’homme. Certains d’entre vous le savent déjà, mais Paris à été attaqué par un virus, une arme biologique. Ce virus, appelle Virus-T transforme après un temps d’incubation variable, vous avez pu le constater la personne infectée en mort-vivants. (des chuchotements horrifiés parcoururent la foule) Et qui est le responsable de cette attaque ? Umbrella Corporation. »

Là, ce fut des cris de colère et incrédules qui fusèrent de tous côtés. Les conversations se propagèrent et il régna bientôt un brouhaha indescriptible. Shenga attira alors l’attention de ses camarades et désignant un point derrière l’homme et la femme. Alice ! Alice était présente, un peu en retrait. À coté d’elle, il y avait la jeune femme qui avait administré un calmant à Mytic et un autre homme aux courts cheveux noirs. Alice les remarqua et leur fit un petit signe de la main, un sourire rassurant aux lèvres. Du côté des deux inconnus, ils se jetaient des regards déjà blasés. Ils soupirèrent.

« SILENCE ! » dirent-ils en même temps. La foule se fit aussitôt silencieuse. Un ange accroché à un parapluie rouge et blanc passa. La femme prit alors la parole.

« C’est pourtant la vérité. Nous avons découvert il y a quelques années les plans d’Umbrella. Nous sommes seuls à pouvoir résister contre elle. Pour le gouvernement et le reste du monde, vous êtes morts. Personne n’est censé avoir survécu. L’attaque est passée pour une explosion de la centrale. C’est en réalité un missile nucléaire envoyé par Umbrella qui a détruit la ville. Il ne fallait pas laisser de preuves. Mais votre survie est une preuve. Vous êtes ici à l’une des trois bases que nous avons établies. Les survivants des groupes A et B iront à la base Lastéra. Là bas, chacun suivra un entrainement plus ou moins développé pour ceux qui le veulent afin de savoir se défendre. Personne n’est à l’abri d’une prochaine attaque, même pas nous. Le groupe C restera ici. » Elle regarda son partenaire, et ils dirent alors tous les deux, d’une même voix :

« Le monde est à l’aube d’une catastrophe sans précédent. Nous devons survivre. »

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Nos héros avaient appris qu’ils faisaient partie du groupe C, le groupe qu’Alice avait sauvé. Malheureusement, les parents qui avaient survécu étaient envoyés à l’autre base. Les adieux avaient été déchirants, mais les clés usb qui leurs avaient été données à ceux qui avaient encore de la famille leur permettait de communiquer avec le double de la clé, possédé par les autres membres de la famille. Ils s’étaient réunis au dehors, discutant de tout ce qui s’était passé. C’est alors qu’Alice vint les voir, accompagnée de ceux qui se tenaient à ses côtés tout à l’heure.

- Vous allez mieux ? demanda-elle, soucieuse. Tous opinèrent. Elle eut alors un sourire, un véritable sourire.

- Très bien. Je vous présente Myshi et Carlos, mes deux congénères.

La jeune femme aux longs cheveux blonds aux reflets roux et marron les salua joyeusement tandis que l’homme avait un sourire au coin des lèvres. Alice avait changé de tenue (et s’étai douchée, en passant) et semblait plus sereine, plus paisible. Ses yeux bleus brillaient d’une douceur nouvelle et agréable. Les trois adultes rassurèrent le groupe, et bientôt tous se détendirent. Après l’horreur qu’ils avaient vécu, c’était un soulagement insoutenable de se savoir en vie. Mais à quel prix… des centaines de gens avaient péri, et ils en étaient survivants. Quelques mètres plus loin, l’homme et la femme qui avaient parlé tout à l’heure regardaient avec attention les survivants. Yanathos était mal à l’aise. Il sentait qu’on l’observait. Il tourna la tête et croisa le regard masqué par des lunettes de protection noires des deux inconnus. Et dans son cœur grandissait une sensation de méfiance. Mais qu’importe. Ils allaient devoir se battre pour leur survie, désormais. Et ils étaient prêts.

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E.N.D


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